Cyclisme Ce samedi se déroule la Clasica San Sebastian au Pays basque.

Avec la Clasica, ce samedi, c’est le vrai début de la dernière partie de la saison, avec la Vuelta qui se profile à l’horizon, comme les dernières classiques (Hambourg, Plouay, celles du Canada et la Lombardie). Ce samedi, au Pays basque, ce sera une sorte de chassé-croisé entre les juillettistes et les aoûtiens. Entre ceux qui veulent profiter de leur forme acquise au Tour de France et ceux qui sortent d’une coupure mais ambitionnent cependant les premiers rôles dès ce week-end.

"Sur la Clasica, qui se déroule une semaine après la fin du Tour de France, ceux qui ont fait la course française ont clairement un avantage", souligne Valério Piva, le directeur sportif de Greg Van Avermaet, chez BMC. "Seul, de ton côté, à l’entraînement, tu ne peux pas atteindre le niveau de celui qui a enchaîné trois semaines à haute intensité sur le Tour de France. Surtout que la Clasica est vraiment une course très dure, avec un col comme le Jaizkibel, mais aussi, désormais, avec la côte très pentue juste avant l’arrivée."

Philippe Gilbert en chef de file

Le constat est d’ailleurs sans appel : cela fait neuf ans que le vainqueur de la Clasica sort du Tour de France. "Ceux qui ont bien récupéré de la Grande Boucle vont clairement avoir un avantage samedi", enchaîne Marc Wauters, le directeur sportif des Lotto-Soudal. "Car ils ont plus de rythme dans les jambes, ils ont fait bien plus de kilomètres en course que ceux qui ont repris au Cerami et au Tour de Wallonie, comme Jelle Vanendert. Mais cela ne veut pas dire que Jelle ne peut pas gagner. C’est quelqu’un qui sait se concentrer sur un objectif qui lui convient. Même si dans les bosses, il sera désavantagé par rapport à un grimpeur-puncheur qui sort du Tour de France."

Rik Van Slicke, directeur sportif de Quick Step et de Philippe Gilbert, va dans le même sens. "Il y a clairement un avantage pour les hommes qui sortent du Tour, mais avoir fait l’épreuve par étapes de trois semaines en juillet n’est pas une garantie de succès le samedi à la Clasica", prévient-il. "Des coureurs qui ont fait un autre programme peuvent y briller."

Philippe Gilbert s’y était par exemple classé deuxième en 2015, en sortant du TRW, remportant le sprint des poursuivants derrière Adam Yates, qui s’était imposé en solitaire lors de la fameuse édition qui avait vu Greg Van Avermaet renversé par une moto dans le final alors qu’il était seul en tête.

Le numéro 1 mondial y visera un autre scénario, ce samedi.