Cyclisme Alberto Contador termine 5e mais il a fini sa carrière en gagnant à l’Angliru.

Le lundi 21 août, après la 3e étape qui finissait en Andorre, Alberto Contador, arrivé 37e à 2:33 de Vincenzo Nibali, le vainqueur, pointait en 30e position, à 3:10 de Chris Froome, lequel venait de s’emparer, définitivement, mais personne ne le savait, du maillot rouge.

Tout le monde, avouons-le, a cru alors que le Tour d’Espagne allait se révéler un calvaire pour le Madrilène et que sa fin de carrière allait tourner au calvaire. Il n’en fut rien, que du contraire.

Alberto Contador a terminé cinquième de sa dernière course. Il a échoué de peu (vingt secondes) au pied du podium, en ne concédant plus à Froome qu’une seconde depuis le 3e jour avant de se relever dimanche dans le dernier kilomètre et de concédé de précieuses secondes. Surtout, après avoir attaqué un jour sur deux, ou presque, El Pistolero a retrouvé samedi, au sommet du terrible Angliru, le chemin de la victoire après une nouvelle échappée.

Après avoir dû se contenter de neuf deuxièmes places (dont les classements finaux de la Rutal de Sol, de Paris-Nice et des Tours de Catalogne et du Pays Basque), son premier succès de la saison a été aussi le dernier d’une carrière extraordinaire, dans tous les sens du terme.

"Finalement, le temps perdu en Andorre a peut-être été un bien", avouait Alberto Contador, samedi après son succès à l’Angliru. "Il m’a offert de la liberté, j’ai pu attaquer un peu plus que si j’avais été très près au général. Ça m’a permis tous les jours de me faire plaisir dans ma dernière course. Si j’avais été concerné par le général, j’aurais sans doute roulé d’une manière plus conservatrice. Quand je regarde les photos de la Vuelta , presque tous les jours, on me voit seul, à l’attaque."

L’Espagnol, auquel le peloton de la Vuelta a offert, à l’entrée sur le circuit de Madrid, un demi-tour d’honneur (plus un autre, en pleurs, après l’étape), s’est donc imposé au sommet du mythique col des Asturies.

"Gagner dans cet endroit, c’est formidable", disait aussi celui qui a été désigné super-combatif de cette Vuelta. "Je ne pouvais rêver mieux pour finir ma carrière. C’était une belle Vuelta même si je ne suis pas sur le podium. Ce n’est pas grave. Ce qui est important, c’était de gagner cette étape et de m’en aller avec ce résultat pour le reste de ma vie. On se souviendra que dans mon dernier jour (l’avant-dernier en fait) de compétition, je me suis imposé. Cela a été un mois remarquable, durant lequel j’ai pu profiter de l’affection exceptionnelle des gens, de tous ceux qui me remerciaient. Je ne l’oublierai jamais."