Cyclisme

C'est la fin d'une époque... bien dans l'air du temps! Ce samedi à l'issue du Omloop Het Nieuwsblad - connu jusqu'en 2008 comme l'Omloop Het Volk -, le vainqueur avait droit à un joli bouquet de fleurs qui lui était remis, un gros bisou en prime, par une reine de beauté locale. 

Forget it, 't is gedaan… désormais, le coureur le plus véloce montera certes encore sur le podium mais il n'aura plus droit ni à ses fleurs, ni au convivial baiser. Et il en ira de même lors de toutes les courses printanières et autres organisées par Flanders Classics.

Un effet de l'affaire Weinstein? Sans doute dans une certaine mesure mais encore davantage une conséquence de l'évolution générale des esprits. Ce ne sera du reste pas une "première" puisqu'il en va, nous dit-on de même au Tour Down Under qui comme son nom l'indique se déroule en Australie en plusieurs étapes autour de la ville d'Adelaïde et même à la Vuelta, au Tour d'Espagne. Concrètement, le vainqueur sera encore salué par les organisateurs sous la houlette d'un maître ou d'une maîtresse dé céremonie - si on ose ainsi encore s'exprimer… - et cela vaudra tant pour les courses masculines que pour celles qui réunissent les filles d'Eve.

A l'arrivée, Maya Leye essuiera les plâtres à l'arrivée à Ninove. Cette dernière est d'autant plus heureuse de pouvoir accueillir les lauréats qu'elle fut pendant plusieurs années la Miss de service à l'arrivée. Et qu'elle a elle-même encore éprouvé, au propre comme au figuré, certaines pratiques qu'on ne peut qualifier autrement que de très déplacées: lorsqu'à l'arrivée du Tour des Flandres de 2013, elle posait un chaste baiser sur les joues du vainqueur Fabian Cancellara, un très espiègle et encore très jeune Peter Sagan prit la licence de lui pincer les fesses…