Di Grégorio officiellement inculpé

BELGA Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

Le coureur français de l'équipe Cofidis Rémy Di Grégorio a été inculpé jeudi après-midi à Marseille pour détention de matériel prohibé, a annoncé son avocat Me Dominique Mattei.

"Il est mis en examen (inculpé) pour détention de produits réputés dopants", a-t-il dit à la sortie du tribunal de grande instance (TGI) où le cycliste avait été transféré dans la matinée, après avoir passé près de 48 heures en garde à vue.

Le chef de mise en examen retenu par le parquet est la "détention d'un procédé interdit sans justification médicale".

Le procédé en question est un "kit d'injection de glucose", a précisé le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest lors d'une conférence de presse jeudi matin. Selon M. Dallest, le coureur a apporté ce kit à un naturopathe de 75 ans, dont le cabinet se trouve à Marseille et qui a pratiqué l'injection.

La détention, sans justification, d'un tel kit est passible d'un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende, a relevé M. Dallest, en soulignant que le parquet avait requis le contrôle judiciaire de Rémy Di Grégorio.

"Quelle est la frontière entre une préparation physique performante telle qu'elle est conseillée par des praticiens et le dopage, ce sont donc les expertises qui détermineront cela", a réagi Me Dominique Mattei, évoquant des "traitements homéopathiques".

"Ce qui est très regrettable, c'est que M. Di Grégorio a été suspendu du Tour de France alors qu'il n'y aucune certitude qu'il ait pris des produits dopants", a-t-il déploré.

Le naturopathe a quant à lui admis aux gendarmes lui avoir fait des transfusions sanguines, selon le parquet. Il devait être mis en examen pour "administration à un sportif de substance ou procédé interdit", ce qui est puni de 5 ans d'emprisonnement.

Rémy Di Grégorio était déjà dans le collimateur de la justice lorsque l'information judiciaire contre X a été ouverte le 28 juin 2011, mais "aucun élément probant" n'avait pu sortir de cette première phase. L'enquête, qui n'avait pas été close, a été "réactivée au printemps". Ces éléments ont abouti à son interpellation mardi à Bourg-en-Bresse (centre-est) sur le Tour de France.

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