Cyclisme Huit arrivées en altitude, deux chronos et un départ à Jérusalem.

C’est un Giro taillé sur mesure pour les grimpeurs qui débutera le 4 mai prochain à Jérusalem.

Départ en Israël. Le départ de Jérusalem et les deux autres étapes (plates) en Israël honoreront la mémoire de Gino Bartali, triple vainqueur du Giro (1936, 1937, 1946), qui a été reconnu "Juste parmi les Nations" pour son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. Par ses actions dans la résistance, Gino Bartali aurait sauvé quelque 800 juifs.

Trois jours en Sicile. Revenu en Italie, le peloton passera trois jours, bien plus accidentés, en Sicile avec un premier temps fort, lors de la 6e étape, sur l’Etna.

Deux chronos. Il n’y a que deux contre-la-montre individuels, ce qui fait douter Tom Dumoulin, le vainqueur sortant, de défendre son titre. Au chrono inaugural (9,7 km à Jérusalem), succédera celui de la 16e étape (34,5 km).

Et les sprinters ? Du 2e jour (Tel Aviv) au dernier (Rome), les sprinters peuvent profiter des sept étapes de plaine pour obtenir autant de sprints dont un sur le circuit d’Imola.

Huit arrivées au sommet. La montagne (moyenne et haute) sera par contre très présente dans ce 101e Giro avec pas moins de huit arrivées au sommet. La 11e étape (arrivée à Ossimo) est un hommage à Michele Scarponi, tragiquement décédé en avril. La 14e étape finira, elle, au terrible Monte Zoncolan, un des cols les plus durs d’Europe (10 km à plus de 11 % avec des passages à 22 %).

Une finale terrible. Dans la dernière semaine, trois arrivées consécutives en altitude attendent les coureurs, à Prato Nevoso, à Bardonnèche (précédé du Colle del Finestre et ses neuf kilomètres empierrés, qui sera le toit de ce Giro, et de la montée de Sestrières) et à Cervinia, à la veille de l’arrivée.

Arrivée à Rome. La course au maillot rose finira pour la quatrième fois seulement (après 1911, 1950 et 2009), à Rome, le 27 mai, et non à Milan.