Cyclisme Désormais, Froome veut aider Thomas à gagner le Tour.

Christopher Froome ne gardera pas un excellent souvenir de cette journée du 25 juillet et de la 17 e étape du Tour durant laquelle ses illusions se sont sans doute envolées définitivement.

Si le porteur du maillot jaune n’appartenait pas à sa propre formation, Froome pourrait encore entretenir l’espoir de tout renverser vendredi dans une attaque comme il en avait menée une à bien au récent Giro.

Mais avec Thomas en jaune, Froome va devoir se muer en super-lieutenant tout en cherchant d’ailleurs à protéger sa place sur le podium, désormais sérieusement menacée, par Tom Dumoulin d’une part, mais aussi par Primoz Roglic de l’autre. "J’ai été battu, mais je ne regrette rien, même si je suis déçu, évidemment, car j’espérais mieux", a dit le quadruple vainqueur du Tour après être revenu au véhicule de son équipe, garé neuf kilomètres avant l’arrivée.

Dans la descente, effectuée à vélo, accompagné de son garde du corps, Froome avait eu la mauvaise surprise de se faire plaquer au sol par un gendarme qui ne l’avait pas reconnu (voir les photos). "Je n’avais pas les jambes sur la fin, mais c’est le cyclisme", déclara encore le Britannique qui n’aborda jamais l’incident dont il venait d’être victime et dont les médias n’avaient alors pas connaissance. "Geraint était lui au plus haut niveau. Il est très fort, il a fait un parcours sans faute. Il est plus fort que moi et j’espère qu’il gardera le maillot jaune jusqu’à Paris. Je l’en pense très capable, et il mérite de gagner. Désormais, notre tactique est simple, les prochains jours, nous devons le protéger et le mener en jaune à Paris."

De leur côté, Tom Dumoulin (2e du général) et Primoz Roglic (4e) ont également débriefé leur étape et confié leurs ambitions pour cette fin de Tour.

"J’espérais que Thomas ou Roglic craque mais je dois être heureux de mon gain de temps sur Froome. J’ai vu qu’il était en difficulté quand Roglic a attaqué pour la première fois à 2,5 km du sommet mais je me demandais s’il n’était pas en train de la jouer au bluff et j’ai donc patienté avant de, moi aussi, accélérer. Je garde confiance et espoir mais, jusqu’ici, Thomas a démontré qu’il était résolument le plus costaud", explique ainsi Dumoulin.

"Je me sentais fort et ai essayé de gérer mes forces au mieux dans la dernière ascension. Je suis un compétiteur et, très logiquement, j’en veux toujours plus. J’aimerais donc bien monter sur le podium final à Paris. Je sais cependant qu’il s’agit seulement de mon 2e Tour de France et de mon 3e Grand Tour et qu’il me faut rester réaliste. Froome a été en difficulté, c’est la preuve qu’il est humain et traverse aussi des mauvais jours de temps à autre…", note pour sa part Roglic.