Cyclisme Il est 18h13 ce dimanche sur la piste du vélodrome de Roubaix, lieu d'arrivée de la course cycliste Paris-Roubaix.

Le Slovaque Peter Sagan a levé les bras il y a une heure déjà, réglant au sprint le Suisse Silvan Dillier et remportant pour la première fois de sa carrière la reine des Classiques. 

Alors que les supporters ont déserté les tribunes, Evaldas Siskevicius fait son entrée sur la piste. On lui ouvre le portique du Vélodrome, déjà fermé à cette heure-là.

Le Lituanien, malade depuis Paris-Nice, réalise son tour et demi de piste, seul. Il finira dernier de cette 116e édition de Paris-Roubaix. "Depuis Paris-Nice, j'ai enchaîné angine et bronchite" explique à l'arrivée le coureur de l'équipe Delko Marseille. "Je savais que j'allais être juste pour Roubaix mais je voulais à tout prix finir."

Sporza a pu filmer la fin de course de Siskevicius. Emmenée par la voiture-balai, l'équipe TV montre l'abnégation du Lituanien qui ne souhaite pas abandonner malgré son arrivée hors-délais. "Il est fou" dit à la caméra le conducteur du camion-balai. "Il m'a dit 'je veux finir' donc il va finir. Même s'il est hors-délais, il va continuer de toute façon."

Le coureur finira la course tout seul, sans assistance, sous ordre du directeur de course Thierry Gouvenou. "Soit il faut que t'arrêtes soit il faut que je te laisse" lui explique le conducteur du camion-balai. "Laisse moi, ce n'est pas grave, je vais terminer" lui répond le Lituanien.

18h13, le coureur arrive finalement sur la piste du vélodrome de Roubaix. Après avoir dû respecter le code de la route sur les derniers kilomètres, la route ayant été rouverte à la circulation. Et une heure après l'arrivée de Peter Sagan, sans strass ni paillettes mais avec le sentiment du devoir accompli.