Cyclisme

"Je pense le contraire, je suis la preuve que ce n'est pas vrai", a réagi le vainqueur du Tour de France 2011, Cadel Evans, interrogé vendredi sur les affirmations de Lance Armstrong posant le dopage comme préalable à la victoire dans la Grande Boucle.

L'Australien de 36 ans, qui n'avait apparemment pas eu connaissance des propos de l'Américain, n'a pas livré plus de commentaires durant la conférence de presse d'avant-Tour de son équipe BMC.

Relancé sur le sujet à la fin de la conférence de presse, il a insisté: "J'en suis sûr (qu'on peut gagner sans se doper), parce que je l'ai fait". "J'ai toujours cherché à être un exemple pour mes concurrents, pour les jeunes qui regardent le sport, pour tous les gens qui regardent le sport... Je ne contrôle pas ce que les autres font, ce que les autres disent. Ca n'a rien à voir avec moi. Je ne vais pas gâcher de l'énergie à m'énerver, à être revanchard. Je veux juste être un bon exemple, c'est le mieux que je peux faire pour mon sport", a-t-il ajouté.

Interrogé sur un nouveau Tour "éclipsé" par le dopage, Evans a rétorqué: "Eclipsé ou obscurci par l'attention des médias ? Moi, je m'entraîne tous les jours et je n'y pense pas."

Son équipier, le champion du monde Philippe Gilbert, a également mis en cause les journalistes: "C'est l'importance que vous lui donnez qui est dérangeante. Si les médias ne réagissaient pas, il n'y aurait pas tant de problèmes. Mais ça fait vendre du papier... Nous, on reste concentrés sur le Tour."

Interrogé dans une interview au journal Le Monde s'il était possible de gagner le Tour sans se doper à son époque, Lance Armstrong, déchu de ses sept victoires (1999 à 2005) le 22 octobre dernier, a répondu: "Le Tour de France ? Non. Impossible de gagner sans dopage". La centième édition du Tour de France s'élance samedi de Porto Vecchio (Corse du Sud).