Cyclisme

Le cycliste belge Frank Vandenbroucke a été autorisé à reprendre la compétition par le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a annulé pour des raisons juridiques la suspension de six mois prononcée par la fédération belge après la découverte de produits interdits au domicile du coureur.

«Les arbitres du TAS sont arrivés à la conclusion que l’instance qui avait rendu la décision litigieuse n’avait pas la compétence pour statuer dans un tel cas», a expliqué mardi le TAS.

«La décision du TAS ne préjuge en rien de la décision sur le fond de l’affaire», a ajouté le Tribunal qui avait été saisi par le coureur.

Vandenbroucke avait été sanctionné de six mois de suspension et d’une amende de 10.000 francs suisses (6800 EUR) par la Royale Ligue Vélocipédique Belge (RLVB), le 21 mars dernier, pour avoir été trouvé en possession de produits interdits, notamment de l’EPO (erythropoïetine), du clenbuterol et de la morphine.

Suivant un décret de mars 1991, le soin de traiter des affaires de dopage survenues sur le territoire flamand a été confié à une commission disciplinaire, a précisé le TAS.

«Les fédérations sportives belges ont la possibilité d’obtenir une compétence exclusive en lieu et place de cette commission» afin de pouvoir appliquer leurs propres règlements antidopage mais «la RLVB n’avait pas la compétence pour prendre la décision litigieuse, faute d’avoir sollicité et donc obtenu la reconnaissance par l’exécutif de la communauté flamande de son règlement disciplinaire interne», a expliqué le TAS.

Vandenbroucke, 27 ans, avait été inculpé, fin février, de possession de produits hormonaux (EPO et clenbutérol) et de transgression de la loi sur les drogues (morphine), suite à une perquisition de la police à son domicile. Il avait alors été aussitôt licencié par son employeur, Domo.

L’enfant terrible du cyclisme belge, dont la dernière victoire remonte à septembre 1999, est âgé de 27 ans.