Cyclisme

Le quadruple vainqueur de la Grande Boucle a accordé une interview exclusive à nos confrères de la DH en marge du Critérium de Saitama.

Les orteils engoncés dans d’étranges chaussures d’osier et le buste enserré dans un impressionnant plastron, Marcel Kittel s’enquiert de l’avis de Chris Froome sur son joli costume de samouraï. Le quadruple vainqueur du Tour de France, affublé pour sa part d’une tunique de ninja… jaune, semble valider les choix de l’Allemand. La scène a beau se dérouler à près de 10.000 kilomètres de Bruxelles, une forme de surréalisme belge semblait s’être invitée ce vendredi à Saitama. Présents dans la grande banlieue de Tokyo pour la cinquième édition du Critérium organisé par ASO au programme de ce samedi, les stars de la Grande Boucle (Cavendish, Uran, Barguil, Kwiatkowski, Van Avermaet sont également présents) se sont essayées avec le sourire aux coutumes locales. Entre une sortie d’une centaine de kilomètres effectuées en matinée et… un combat de katana, le leader du Team Sky nous a accordé une longue interview exclusive avec une disponibilité et une simplicité rares pour un champion de son rang.

Chris, dans la foulée d’une saison que vous avez dépeinte comme l’une des plus éprouvantes de votre carrière, vous avez tenu à vous aligner à Saitama pour ce Critérium. Comment s’est articulé votre programme depuis le Mondial de chrono individuel à Bergen, votre dernière compétition officielle en 2017 ?

"Je n’ai jamais été un adepte des coupures totales dans mon entraînement pour la bonne et simple raison que je prends du plaisir à être sur mon vélo. Je me suis toutefois contenté de légères sorties pour aller prendre un café, savourer un petit-déjeuner quelque part ou partager un peu de temps avec des amis. J’ai également participé à une cyclosportive en Corée du Sud il y a deux semaines. Ma sortie la plus difficile depuis le Mondial de Bergen puisque les 165 kilomètres du parcours étaient essentiellement tracés dans les montagnes. Cette période est surtout importante pour moi au plan mental. Passer du temps à la maison alors que je n’y suis que trop rarement, jouer avec mon fils Kellan : c’est pour moi les meilleures vacances qui soient."