Cyclisme Une semaine après son abandon sur le Tour, le Wallon a digéré sa déception et songe déjà à la deuxième partie de saison.

Le ton et le verbe ont retrouvé la bonne humeur et le dynamisme qui habitent traditionnellement Philippe Gilbert. Une semaine après avoir été contraint de quitter le Tour de France par la faute d’un virus gastrique, le Wallon a digéré sa déception et s’est tourné vers la seconde partie de sa saison.

Philippe, une semaine après avoir été contraint de quitter la Grande Boucle, comment allez-vous ?

"Bien, je vous remercie. J’ai récupéré. Comme la plupart des gens qui sont frappés par ce type de maladie, cela n’a duré que trois jours avant que je ne retrouve la pleine santé. Ce n’était rien de bien grave et je ne suis d’ailleurs pas le seul à avoir été frappé par ce mal dans le peloton du Tour."

Patrick Lefevere vous disait très affecté au moment de quitter le groupe…

"Oui, car on était en train de vivre quelque chose de fantastique avec l’équipe. Une ambiance assez unique s’y était installée, renforcée par les succès de Marcel (NdlR : Kittel) . Mes propos vont peut-être paraître un peu extrêmes, mais j’aurais sans doute préféré quitter cette Grande Boucle sur une chute. Le côté frustrant de cette maladie est que je savais pertinemment qu’elle n’était l’affaire que de quelques heures. Le lundi, lors de la deuxième journée de repos, j’étais d’ailleurs plutôt optimiste, car je me sentais mieux. Le profil de l’étape du mardi n’étant pas trop corsé, j’avais pensé que l’aventure pourrait continuer. Mais les symptômes ont réapparu durant la nuit…"

Au moment de quitter le Tour vous aviez émis deux souhaits : voir Marcel Kittel ramener le maillot vert à Paris et Dan Martin monter sur le podium final. Aucun ne s’est réalisé…

"Malheureusement, en effet. Je n’ai vu la chute de Marcel à la télévision que dimanche. Je ne pensais pas que celle-ci avait été aussi spectaculaire. Elle apporte une nouvelle fois la preuve que, sur le Tour, tout peut s’arrêter en une seconde. Dan a, lui, payé au prix fort les séquelles de la gamelle dans laquelle l’avait entraîné Richie Porte. Il souffrait terriblement du dos. La douleur se faisait un peu plus supportable lorsqu’il était en selle. Mais une fois descendu de machine, il marchait vraiment comme un vieillard… Chapeau à lui d’être allé chercher une sixième place finale dans ce contexte. Il fallait un gros mental."

Vous avez évoqué l’ambiance très particulière qui anime cette équipe. A-t-elle été déterminante dans votre choix de prolonger pour deux ans au sein de la formation de Patrick Lefevere ?

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