Cyclisme

Le Giro touche à son but mais le calvaire des coureurs est encore loin d'être fini. Les deux prochaines étapes emmèneront les derniers rescapés sur les reliefs alpins. Cette 19e étape se finira une nouvelle fois au sommet, pour la 7e fois sur ce Giro.

Après un passage par Milan, qui ne sera pas encore synonyme d'apothéose, les coureurs se dirigeront vers le col du Mottarone, un col plus difficile que Cette fois, c’est le Macugnaga qui sert de terrain de jeu. Il sera précédé d’une traversée de Milan, où certains auront peut-être envie de croire qu’on est déjà dimanche, et surtout du Mottarone, un col plus difficile que ne le laisse présager sa fiche d’identité (13,8 km à 6,2%). Mais, on ne devrait pas voir de grosses offensives des cadors, le sommet de la difficulté se trouvant à 45 bornes entre son sommet du pied de l’ascension finale, le Macugnaga.

Un peu comme Montevergine

C'est donc sur les pentes du Macugnaga que devrait avoir lieu la grande bagarre. A côté des Zoncolan et autre Fedaia, cette dernière montée n'a rien d'un épouvantail. Sa classification entroisième catégorie n’est pas un leurre : Le terme faux-plat montant prononcé serait sans doute plus adéquat pour qualifier ce col. On commencera avec 3 premiers kilomètres difficiles à 7% avant six kilomètre de plat, puis le vrai début de l’ascension. Tout d'abord, 5 bornes entre 4 et 5%, puis trois kilomètres de plat avant un final de 10 kilomètres avec des pentes oscillant entre 4,5 et 7,5%. Cette difficulté peut être comparée avec le Montevergine qui fut escaladé à la fin de la première semaine. Bien sûr, avec 18 étapes dans les jambes, il y aura sans doute plus de dégâts qu’en Campanie, mais difficile d’imaginer une guerre de haute lutte entre les cadors du peloton.

La chance d'un baroudeur ?

Vu les caractéristiques de ce Macugnaga, on peut donc espérer voir un baroudeur émerger au terme de cette 19e étape. Et pourquoi pas un belge ? Bart De Clercq s'était imposé au sommet du Montevergine qui présente des pentes similaires à celles qui seront gravies aujourd'hui. Jan Bakelants et Kevin Seeldrayers, très actifs ces deux derniers jours, avec respectivement une 4e place lors de la 17e étape et une 3e lors de la 18e étape, pourraient jouer leur dernière carte pour décrocher une victoire avant l'arrivée ce dimanche.

Les cadors du peloton devraient se montrer plus calmes. Si plus rien ne devrait empêcher Alberto Contador son deuxième Giro, son 6e grand tour en 4 ans..., on ne sait pas encore qui aura le privilège d'encadrer El Pistolero sur le podium final à Milan. Trois hommes devraient se disputer les deux places. Scarponi, 2e à 4:58, Nibali, 3e à 5:45 et Gadret, 4e à 7:35. Au vu du dernier chrono de 26 km qui se déroulera dimanche, on serait tenté de parier sur la présence sur le podium de Nibali, dernier vainqueur de la Vuelta. Mais le requin de Messine a montré quelques faiblesses en montagne par rapport à ces deux rivaux et pourrait passer à la fenêtre en cas de mauvais jour, ce samedi, sur les pentes du Passo delle finestre, sorte de Strade Bianche version montagne.