Greipel bat Cavendish, son pire ennemi !

Nicolas Christiaens Publié le - Mis à jour le

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"Il n'arrive pas à ma cheville, il ne me battra jamais et ne remportera jamais de belle course". Tels étaient les mots du Cav' envers Greipel, il y a quelques mois encore.

C'est pourtant fait. L'Allemand est venu à bout du Britannique dans un superbe sprint, en légère descente. Les deux hommes jouaient à armes égales puisque le train de la HTC avait explosé dans la côte de 4e catégorie, suite à l'offensive d'un certain Philippe Gilbert, accompagné de Voeckler (le maillot jaune en personne), Devenyns, Gallopin et Tony Martin.

Ce dernier avait pris soin de ne pas collaborer pour protéger son sprinter (Cavendish). Le peloton revenait à cinq kilomètres du but, aidés par les BMC et les Leopard-Trek qui ne voulaient pas laisser Tony Martin grappiller quelques secondes. Le train HTC, lui, était resté à quai et seul Sieberg pouvait emmener le sprint pour Greipel. Cavendish devait se débrouiller seul et s'avouer vaincu.

Voeckler et Gilbert continuent à écrire le scénario du Tour

Retrouver les maillots jaune et vert en tête de la course à quelques kilomètres de l'arrivée, dans un groupe de cinq, c'est plutôt rare. Il faut dire que ces deux tuniques sont portées par des coureurs plein de panache, qui n'ont pas hésité à prendre la roue de Tony Gallopin quand il est passé à l'action.

Derrière, le peloton paniquait quelque peu et cela nous offrait le final que l'on connaît. Des sprinters comme Farrar et Ciolek étaient éliminés tandis que Rojas s'est accroché pour aller chercher la 3e place et se rapprocher de Gilbert (qui prend encore les 4 points de la 14e place) au classement du meilleur sprinter. Hushovd et Feillu complètent le top 5.

Thomas Voeckler conserve évidemment son maillot jaune et Philippe Gilbert le vert. Il a désormais 17 points d'avance sur Rojas et 29 sur Cavendish. Mais la véritable information du jour, c'est que l'équipe Omega-Pharma est allée chercher une victoire d'étape là où on les attendait le moins, sur le terrain de Cavendish. André Greipel a immédiatement dédié sa victoire à Willems et VDB, alors que Gilbert lui tombait dans les bras après la ligne. Preuve que l'équipe est plus soudée qu'on ne l'a laissé croire.

Nicolas Christiaens