Cyclisme

John Lelangue, le manager belge de l'équipe Phonak, a estimé qu'il était nécessaire d'attendre la contre-analyse après la révélation du contrôle positif de son coureur, l'Américain Floyd Landis, vainqueur du Tour de France. John Lelangue a expliqué qu'il faisait toujours confiance pour l'instant à son coureur mais qu'il appliquerait le code éthique (autrement dit, un licenciement) si la culpabilité de Floyd Landis était démontrée. «Nous sommes surpris du résultat mais nous appliquons la procédure du code éthique que nous avons signé. Floyd va demander la contre-analyse mais on ne va plus l'aligner sur les courses jusqu'au moment où l'affaire sera tirée au clair. Si le résultat de l'échantillon B confirme le premier résultat, il y aura licenciement», a notamment déclaré le responsable de l'équipe suisse.

Sur l'hypothèse d'une explication médicale à ce cas, John Lelangue a répondu: «Je ne suis pas scientifique et je ne vais pas m'exprimer sur des taux ou des ratios (testostérone/épitestostérone). Je sais qu'il y a des cas de production naturelle de testostérone. Il faut alors passer par des examens d'endocrinologie.» Le manager de l'équipe Phonak a confirmé que Landis avait l'intention de demander une contre-analyse mais qu'il ignorait la date à laquelle elle serait pratiquée.

De son côté, l'Agence mondiale antidopage a indiqué jeudi «suivre attentivement le processus de gestion des résultats qui est entre les mains des autorités du cyclisme», se refusant pour le moment à tout autre commentaire. A l'issue du processus d'analyse des résultats, l'Ama a la possibilité de faire appel devant le tribunal arbitral du sport au cas où elle jugerait que la décision finale prise à l'encontre du coureur ne serait pas en conformité avec le code mondial antidopage.

© La Libre Belgique 2006