Cyclisme

Dans une lettre envoyée lundi à toutes les équipes cyclistes professionnelles, le Président de l'Union cycliste internationale (UCI) Pat McQuaid a exposé la situation résultant de la décision de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) d'accepter la demande d'Amaury Sport Organisation (ASO) qui souhaite organiser Paris-Nice comme une épreuve du calendrier national français, sous le statut exclusif de la loi française. Cette démarche est profondément irrégulière estime la fédération internationale et s'annonce lourde de conséquences pour toutes les parties impliquées, précise l'UCI qui encourage ainsi les équipes à boycotter l'épreuve.

L'UCI a avant tout tenu à préciser que, sous la formule retenue (épreuve du calendrier national sous le statut exclusif de la loi française), Paris-Nice ne peut être considérée comme une épreuve du calendrier national français, suivant son règlement. De ce fait, si la FFC devait maintenir sa position, la course serait organisée totalement en dehors du cadre fédératif et réglementaire de l'UCI.

Cette violation du règlement engagerait donc, en premier lieu, la responsabilité de la FFC, qui donnerait sa contribution à la réalisation d'un événement purement privé, sans aucun lien avec le sport organisé ni avec le mouvement olympique, dont l'UCI représente le seul organisme de référence pour toutes les disciplines du cyclisme.

L'UCI rappelle qu'elle ne sera aucunement impliquée dans l'organisation de Paris-Nice dans les conditions mentionnées. Cela signifie que, pour la Fédération Internationale, cette épreuve n'aura pas de classement ni de vainqueur, et n'attribuera aucun point. De surcroît, aucun contrôle antidopage ne sera effectué par l'UCI, qui n'interviendra pas dans la gestion de ceux qui devraient être éventuellement réalisés sous l'égide de la loi française.

Aucun commissaire international ni français ne sera autorisé à oeuvrer lors de cette épreuve, qui ne sera pas régie par le règlement UCI. L'UCI est confiante dans le fait que les équipes comprendront la gravité de la situation et refuseront de participer à Paris-Nice, ce qui, au-delà des sanctions auxquelles elles s'exposeraient, contribuerait à compromettre l'image et la stabilité du cyclisme.