Cyclisme

Maxime Monfort n’avait jamais perdu une épreuve par étape après en avoir pris les commandes, comme cela avait été le cas au Tour du Luxembourg 2004 et au Tour de Bavière 2010. Le coureur wallon a été dépossédé de sa précieuse tunique, hier, lors de l’ultime étape du Tour Med.

Après son très bon chrono de jeudi, à Sète, où il s’était classé deuxième, Maxime Monfort avait souffert dans la montée du Mont Faron, samedi, mais il avait pris la tête du classement général. "Je n’étais pas bien du tout, mais je me suis dit que cela pouvait passer et je me suis accroché", expliquait-il samedi soir. Au sommet de cette montée sèche et sinueuse, le type de montée explosive dont il ne raffole pas, le coureur de Radio Shack-Léopard était parvenu à déposséder pour une petite seconde Lars Boom, tandis que le Suédois Lovkist et le Français Péraud, vainqueur au sommet, étaient pointés au général à deux secondes au général. "Gagner serait beau, mais les écarts sont très serrés et tout va sans doute se jouer dans le dernier kilomètre, dimanche", prédisait encore Monfort.

Il avait vu juste, mais pas avec le scénario rêvé, car il a perdu son maillot jaune à pois blancs dans les derniers mètres de ce Tour Med, au plus fort de la pente de la montée de Grasse. "Cette dernière étape a été assez dure, avec une échappée assez dangereuse, que mon équipe a bien contrôlée, avec l’aide des IAM mais aussi des AG2R qui voulaient durcir la course, détaille Maxime Monfort. Mais tout s’est regroupé dans le final. Et dans le dernier kilomètre, Péraud a attaqué. Je l’ai directement suivi, mais je me suis mis dans le rouge. J’ai explosé dans la foulée et les autres m’ont passé. Je n’ai rien su faire. Je n’étais pas assez fort dans cette montée assez raide, qui faisait bien plus de 10 %. Je n’ai pas d’excuse."

Il n’a pas connu la consolation du podium final, puisqu’il échoue à la quatrième place, derrière Lovkvist, qui s’impose, Péraud et Reda. Mais le ton du Nadrinois n’était pas abattu, loin de là. "Je suis déçu, c’est vrai, car ce n’est jamais plaisant de laisser filer un maillot jaune, termine-t-il. Mais ce n’est pas non plus une grosse déception. C’est comme ça. Je n’oublie pas qu’il ne s’agit que de ma première course de l’année. Je savais en arrivant ici qu’il me reste beaucoup de boulot. L’objectif, c’est d’être bien dans trois semaines (Paris-Nice, NdlR). Je suis dans les temps, dans mon planning. Et c’est plutôt positif d’avoir joué la gagne pour ma première compétition. Je suis où je voulais être dans le chrono et je dois encore m’améliorer dans les accélérations."

Qu’il travaillera au Tour du Haut Var, le week-end prochain.