La fusée Cavendish s'impose malgré la pluie

F. Chl. Publié le - Mis à jour le

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Cyclisme C’est une nouvelle démonstration qu’a offert Mark Cavendish lors de l’arrivée de cette 18e étape à Brive-la-Gaillarde. Lorsque le Manx Express a produit son effort à trois cents mètres de la ligne, il y avait lui et le reste du monde. On le disait frustré de son rôle de valet chez Sky, on le disait sans doute fatigué en vue des prochains Jeux Olympiques, mais Cavendish s’est contenté de donner une réponse étincelante à la pédale. Il offre à Sky son quatrième succès d’étape sur ce Tour, son deuxième personnel après le sprint victorieux de Tournai. Il adresse aussi un message très clair à ses rivaux pour la médaille d’or olympique : le grandissime favori, c’est lui.

Trois Belges à l’avant

On pensait qu’après les efforts consentis dans les Pyrénées, les coureurs allaient relâcher leur étreinte dans cette étape de transition de 222,5 kilomètres, il n’en fut rien. Pendant la première heure de course, les attaques fusaient puisque quatorze équipes n’avaient encore rien remporté dans cette 99e édition de la Grande Boucle. Cinq coureurs, dont Michael Morkov essayaient de se faire la belle, mais ils étaient repris après seulement 50 bornes.

Une dizaine de bornes plus loin, un groupe important de seize coureurs parvenait à se détacher du peloton. En son sein, quelques beaux noms comme ceux d’Edvald Boassen Hagen, Alexandre Vinokourov, Adam Hansen, Luca Paolini, David Millar mais surtout trois de nos compatriotes, Kris Boeckmans, Jelle Vanendert et Nick Nuyens.

Malheureusement pour ces hommes, l’absence parmi eux de coureurs d’Omega Pharma-Quick.Step, d’Euskaltel, d’AG2R ou de Saur-Sojasun ne leur permettait pas de voir leur avance s’envoler au-delà des trois minutes. Ces équipes piégées étaient punies et contraintes de rouler pour boucher le trou, malgré le fait qu’elles ne possédaient aucun sprinteur.

Aucune chance pour les baroudeurs

Les premières difficultés se présentaient devant les hommes de tête. Nick Nuyens passait en tête de la côte de Saint-Georges, alors que Michael Albasini en faisait de même dans celle de Cahors. Entre les deux, c’est Kris Boeckmans qui faisait valoir sa pointe de vitesse au sprint intermédiaire.

L’écart fondait et atteignait la minute trente au pied de la côte de Souillac, moment choisi par David Milar pour faire le tri parmi ses compagnons d’échappée. Au sommet, c’est Arashiro qui prenait le point, mais les accélérations successives avaient permis d’augmenter quelque peu l’écart avec le peloton et de se débarrasser de Boeckmans et Fouchard.

Adam Hansen costaud, Vinokourov combatif

Malgré leurs efforts, les hommes de tête perdaient de nouveau du temps et Adam Hansen tentait un dernier coup de poker à 15 bornes de l’arrivée. Jérémy Roy parvenait à accompagner l’Australien, rejoint ensuite par Vinokourov, Paolini et Nuyens. On arrivait au pied de la côte de Lissac dont le sommet était situé à 10 kilomètres du but. L’écart avec la meute n’était plus que de 30 secondes.

Dans l’ascension, les accélérations de Vino avaient raison de Nuyens et Roy, alors qu’O’Grady et Weening, les équipiers de Goss, imprimaient un tempo élevé en tête de peloton. Cela n’empêchait pas Devenyns de tenter de faire le bond, avant qu’il n’explose et ne laisse partir Roche, Klöden et Luis-Léon Sanchez derrière le trio de tête.

Au sommet, Vinokourov basculait le premier, mais il n’avait qu’une poignée de secondes sur ses poursuivants. Roche, Sanchez et Klöden revenaient dans la descente, alors que Oss prenait les choses en main pour Sagan. Les derniers kilomètres sur une route humide n’entrainaient aucune chute et les six leaders passaient sous la flamme rouge avec le peloton sur leurs talons.

Roche et Sanchez lançaient le sprint de très loin, tout en puissance, mais ils devaient s’incliner devant la vélocité de Mark Cavendish, sorti de sa boîte aux 300 mètres, après avoir été emmené par ... Wiggins et Boassen Hagen. Le citoyen de l’île de Man s’imposait avec trois vélos d’avance sur Goss et Sagan, Greipel ne prenant même pas part aux débats.

Les classements figés demain soir

A la veille du contre-la-montre de ce samedi, Bradley Wiggins conserve toujours sa tunique jaune en devançant de 2’05” son fidèle “toutou” Christopher Froome. Jurgen Van den Broeck, quatrième, possède 2’43” d’avance sur son plus proche poursuivant, le maillot blanc Tejay Van Garderen. Thomas Voeckler, qui a passé une journée tranquille à l’arrière de la course, conserve ses pois et Peter Sagan ramènera sans discussion le maillot vert à Paris. Le coureur le plus combatif du jour est... Alexandre Vinokourov. Après Valverde, c’est autre coureur de retour de suspension qui aura le droit de porter le dossard rouge pendant une journée.

Demain, place aux gros braquets, avec un contre-la-montre de 53 kilomètres entre Bonneval et Chartres.

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