Cyclisme Les deux anciens vainqueurs du Giro incarneront les grands favoris de cette centième édition.

Comme si le soleil sarde était devenu jaloux de l’éclat du rose pâle qui a envahi les rues d’Alghero depuis le début de la semaine, ses rayons semblent chercher à écraser de leur lumière le tapis que toute une ville a déroulé au 100e Giro. Un anniversaire à la portée symbolique qui a attisé la convoitise d’un plateau cinq étoiles.

Au départ de la première étape, ce vendredi matin en Sardaigne, pas moins de quinze coureurs peuvent raisonnablement ambitionner un podium final à Milan dans un peu plus de trois semaines. Un peloton duquel émergent toutefois nettement deux grands favoris : Nairo Quintana et Vincenzo Nibali.

Tous les deux déjà vainqueurs de la course au maillot rose, le Colombien (en 2014) et l’Italien (2013 et 2016) n’ont pas voulu manquer ce rendez-vous historique. "Le Giro est l’une des plus belles courses qu’il m’ait été donné de disputer", juge ainsi le coureur de la Movistar. "J’ai le privilège de l’avoir déjà emporté une fois et n’ai désormais qu’une seule envie : recommencer ! Pouvoir le faire sur cette centième édition rajouterait un petit cachet au succès."

Leur état de forme

Vainqueur du récent Tour de Croatie disputé lors de la même semaine que les classiques ardennaises, Vincenzo Nibali avait vécu jusqu’alors une entame de saison plutôt discrète (26e de Tirreno par exemple). Tout le contraire des débuts tonitruants de Quintana. Lauréat du Tour de Valence et de Tirreno Adriatico, le Colombien a peaufiné sa forme la semaine dernière sur le Tour des Asturies (2e) au retour d’un séjour de plus d’un mois sur les hauts plateaux de son pays. Un stage en altitude de quatre semaines à domicile. "Je ne me suis sans doute jamais senti aussi fort", juge ainsi le coureur de Boyaca qui a adapté sa préparation dans la perspective de l’enchaînement Giro-Tour de France auquel il s’attaque. "Durant la période hivernale, je me suis essentiellement concentré sur du travail qualitatif. Il fallait en effet veiller à ne pas trop en faire trop tôt car la route qui doit m’emmener jusqu’aux Champs-Élysées est encore très longue."

L’ombre et la lumière

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