Cyclisme

Nouvelle surprise sur les routes du Tour : alors que l'équipe Omega Pharma - Quick Step semblait partie vers un succès sur un contre-la-montre par équipes dont elle s'est fait une spécialité, les Australiens d'Orica - GreenEdge ont une nouvelle fois créé la surprise sur les routes de la Grande Boucle.

Oubliés, les malheurs du bus des Aussies à l'arrivée à Bastia. Au lendemain de sa victoire d'étape, Simon Gerrans profite de ce nouveau succès pour s'emparer du maillot jaune au détriment d'un Jan Bakelants qui n'a, comme prévu, pas pu conserver son bien au terme des 25 kilomètres autour de Nice.


Van den Broeck dans le clan des vainqueurs

Au-delà du maillot jaune, l'intérêt de cette épreuve chronométrée était évidemment de créer de premiers écarts entre les favoris. Sur toutes les lèvres belges se posait une question : combien de temps Jurgen Van den Broeck allait-il perdre sur les Froome, Evans et autre Contador ? Certains n'hésitaient pas à évoquer la minute, et VDB et ses ouailles se sont fait un plaisir de les faire mentir. La formation belge termine à une cinquième place aussi superbe qu'inattendue, et son leader ne concède que 14 secondes à Froome et 8 secondes à Contador. Mieux encore, Jurgen prend du temps à tous ses autres concurrents dans la lutte pour un podium final à Paris.


Froome - Contador : 1-0, seulement

Une performance exceptionnelle qui atténue la double déception d'une Belgique qui perd son maillot jaune et qui voit la victoire échapper à Omega Pharma - Quick Step pour… 75 centièmes. Les hommes de Patrick Lefevere terminent donc sur la deuxième marche d'un podium complété par les Sky, auteurs d'un retour impressionnant face au vent dans la seconde partie du parcours.

Saxo Bank et Contador font forte impression en terminant à 9 secondes, devant Lotto-Belisol qui termine donc dans le même temps qu'une Garmin que beaucoup voyaient pourtant s'imposer ce mardi. Derrière, Valverde et Quintana peuvent également se placer dans le camp des vainqueurs avec une septième place pour la Movistar, et seulement seize secondes de perdues sur Christopher Froome. Cunego peut également avoir le sourire, sa Lampre faisant office de surprenante huitième.


BMC fait la grimace

Viennent ensuite les déçus : avec Evans et Van Garderen en guise de moteurs, le train BMC pouvait revendiquer mieux qu'une décevante neuvième place à 26 secondes des vainqueurs (et à 23 des Sky). Rodriguez perd deux secondes de plus que la formation américaine avec ses Katusha, qu'on attendait également plus haut que la dixième place. Derrière la Lampre, pas terrible pour les Russes, même si la déception sera certainement moins grande que dans le clan Lelangue. 28 secondes aussi pour la Radioshack de Bakelants et d'Andy Schleck, pas terrible pour une formation US qui nous avait habitués a bien mieux.

Plus loin, on commence à compter les secondes à la louche : Mollema et Gesink en déboursent 37 sur les vainqueurs du jour, soit 34 sur Froome. Pinot place sa FDJ à 42 secondes des Orica, tandis que les Astana de Brajkovic et Fuglsang se trouent totalement et prennent près d'une minute dans la vue.


Rolland déchante

Comme prévu, c'est la berezina pour la plupart des formations françaises: Peraud et les AG2R échouent à 1'04'', et c'est encore pire pour les Europcar. Rolland et Voeckler prennent une claque d'1'13'', et ne laissent que trois formations derrière eux. Cofidis, Euskaltel, et Argos - Shimano qui ferme la marche à 1'47'' des Orica - GreenEdge, qui sont donc en plein rêve avec deux succès d'étape et un maillot jaune. Un coup de pub bien sympa pour une équipe dont il n'y a finalement que le bus qui arrive en retard sur la ligne d'arrivée.