Cyclisme Le Liégeois revient après un an d’absence sur une épreuve qu’il a gagnée deux fois.

Quoi qu’il arrive ces prochains mois, la saison de Philippe Gilbert est déjà réussie. Avec sa victoire d’étape et au classement général des Trois Jours de la Panne. Mais aussi et surtout avec son triomphe au Tour des Flandres. Mais le champion de Belgique, fidèle à son tempérament, ne va pas se reposer sur ses lauriers.

Après avoir fait l’impasse sur Paris-Roubaix, il reprend ce mercredi, sur la Flèche Brabançonne, qui lance la semaine de transition, avec l’Amstel Gold Race, dimanche, entre les classiques flandriennes et les Ardennaises. Sur les deux terrains, le Liégeois est en terrain conquis, désormais. Y compris sur la Flèche Brabançonne, qu’il a déjà remportée deux fois.

Et qu’il apprécie beaucoup. ‘C’est une de mes courses favorites, que nous ferons avec le dossard numéro 1", souligne-t-il.

Un dossard numéro 1 qui sera épinglé par son coéquipier Petr Vakoc. Le jeune et prometteur puncheur tchèque arrive lui aussi avec des ambitions dans la périphérie bruxelloise, lui qui mise cette année sur la campagne ardennaise. "Il vise à nouveau cette période et Vakoc est visiblement prêt, ses derniers tests étaient bons", raconte Rik Van Slycke, le directeur sportif des Quick Step Floors. "Cela nous permettra d’avoir comme sur les Flandriennes plusieurs cartes et pas un seul leader. Avec lui, d’autres gars comme Dries Devenyns. Et bien évidemment Philippe Gilbert. C’est toujours un avantage d’avoir un tel champion dans ses rangs."

Le Wallon revient sur la Flèche Brabançonne avec un moral au zénith. Quel contraste avec l’an passé ! Il y a douze mois, il avait été contraint de déclarer forfait, à cause d’une fracture d’un doigt, survenue quelques jours plus tôt suite à son altercation avec un automobiliste, qui avait ruiné son printemps. Comment s’est passée sa coupure après sa victoire au Tour des Flandres ?

"Il a bien rechargé ses batteries", prévient Rik Van Slycke. "Il a roulé dans les montagnes pour récupérer un autre coup de pédales, pour bien attaquer la deuxième partie du printemps. Il dit qu’il est prêt. Et quand un coureur comme lui dit qu’il est prêt, on doit le croire !"