Cyclisme

"Il faut pouvoir rouler sur les pavés, mais aussi sprinter sur la piste", a souligné samedi le Belge Philippe Gilbert, l'un des favoris pour la victoire dans Paris-Roubaix dimanche, dont l'arrivée se déroule dans le vélodrome.

Gilbert, qui a remporté dans sa carrière trois des cinq "monuments" -Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie- retrouve pour la première fois les pavés de l'Enfer du Nord, après une première expérience en 2007 avec la Française des jeux.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous, à la veille d'un retour sur les pavés de Paris-Roubaix, onze ans après votre seule apparition?

"L'état d'esprit est toujours un peu le même, la motivation est là, importante. La confiance aussi, parce que l'on a une équipe forte. On a envie de bien faire. Chaque membre de l'équipe a une motivation personnelle, mais on est aussi capable de se mettre au service de l'équipe, d'un autre coureur, toujours sans regret et avec plaisir. On a notre idée et notre tactique et on respectera ce que l'on a décidé."

Il s'agit de l'une des rares classiques que vous n'avez pas remporté dans votre carrière. Est-ce devenu une obsession? Comment la situez-vous par rapport au Tour des Flandres?

"C'est une course très importante et je me suis beaucoup investi. J'arrive juste en forme, au moment où il faut. Tout s'est bien passé jusqu'à présent. Maintenant, il n'y a plus qu'à. Le reste va se faire tout seul. (Par rapport au Tour des Flandres) Ce sont deux courses différentes, avec des caractéristiques différentes. Le Tour des Flandres, c'est plutôt pour un coureur complet, qui est capable de passer les pavés et de rouler vite. Ici, il faut être rouleur. Ça reste une course d'un jour et une belle classique."

Pour Paris-Roubaix, l'arrivée a la particularité de se terminer dans un vélodrome. Aborde-t-on un éventuel sprint différemment?

"Ce n'est jamais un sprint facile sur la piste. Aucun d'entre nous n'a vraiment l'expérience comme peut l'avoir un vrai pistard. Chez nous, il y a Iljo Keisse qui sait parfaitement comment manoeuvrer. Moi, je suis moins à l'aise, je peux faire une erreur plus facilement que lui sur la piste. Mais c'est aussi un sprint après plus de six heures de course, 260 kilomètres, c'est surtout la fraîcheur qui compte. Il faut pouvoir rouler sur les pavés, mais aussi sprinter sur la piste. Il ne faut pas oublier que l'arrivée est sur la piste. C'est un détail très important."

Propos recueillis en zone mixte.