Cyclisme

Après leur reconnaissance du circuit de Bergen, Gilbert et Van Avermaet croient plus que jamais en leurs chances.

Après leurs sept équipiers, mardi et mercredi soir, ce sont les deux leaders de l’équipe belge engagée au Mondial de Bergen, dimanche, Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet, qui se sont exprimés jeudi en fin de journée.

S’ils avaient soucrit mercredi à un long entraînement collectif dans la campagne norvégienne (plus de 160 kilomètres ensemble), les neuf sélectionnés belges avaient quartier libre, ce jeudi, pour découvrir le circuit où sera couru dimanche le Mondial.

Van Avermaet : "Oui, je peux être champion ici"

Certains ont donc effectué plus que d’autres de tours du circuit (de 19,1 km) de Bergen, où dès ce vendredi et jusqu’à dimanche les cinq derniers titres arc-en-ciel de 2017 seront attribués.

"Je suis satisfait de ce que j’ai découvert", affirmait en fin de sortie Greg Van Avermaet. Avec Tiesj Benoot, Jasper Stuyven et son compagnon de chambrée Oliver Naesen, le champion olympique a couvert deux tours du circuit avant de retourner à l’hôtel. "C’est un beau parcours, je pensais qu’il serait plus dur, mais il me satisfait. C’est très technique et ce le sera de plus en plus s’il pleut comme c’était le cas aujourd’hui (jeudi). Ça peut même devenir dangereux. Dimanche, on prévoit que cela restera sec, donc, il faut attendre. Cela dit, les kilomètres vont peser et le parcours est quand même suffisamment sélectif. Oui, je peux devenir champion du monde ici."

Le Flandrien ne craint pas grand monde.

"Je n’ai peur de personne, il y a des gars très rapides, mais j’ai déjà battu des gars comme Sagan ou Matthews, donc je suis confiant, sur un tel tracé, d’innombrables scénarios sont envisageables", dit Van Avermaet. "La finale me convient, avec des petites bosses, même sur la fin. Le Salmon Hill est une belle côte mais pas infranchissable. Il faudra durcir la course, mais ne rien faire de fou. Avec 267 kilomètres, c’est déjà assez long et dur comme cela. Forcément, les meilleurs vont émerger. Phil et moi, nous sommes meilleurs après une course difficle et longue. C’est comme cela qu’on peut gagner."

Gilbert : "S’il pleut ou pas... "

Philippe Gilbert, l’autre leader de l’équipe belge, a effectué pour sa part quatre circonvolutions du tracé norvégien, en compagnie de Julien Vermote et Jens Keukeleire. Tim Wellens et Dylan Teuns en ont couvert trois.

"C’est sélectif, avec beaucoup de virages, des coups de freins à donner, des relances à effectuer, ça va finir par peser, mais ce n’est pas trop difficile, la liste des vainqueurs potentiels et de ceux qui pensent qu’ils vont pouvoir gagner va sérieusement s’allonger", expliquait le Liégeois à son retour à l’hôtel de la délégation. "Beaucoup va dépendre des conditions climatiques. S’il pleut ou pas, cela va changer énormément. Par temps sec, ce sera rapide, sur sol mouillé, ce sera plus technique et dangereux. Dans de nombreux virages (le circuit est en grande partie tracé en ville), cela glisse, il y a quelque chose sur le sol. Il faut faire attention."

Les questions ont évidemment tourné autour de la tactique que les Belges allaient tenter d’appliquer dimanche pour essayer de se débarrasser des autres favoris. "Nous avons une équipe solide, forte en largeur", dit le Liégeois. "La finale pourrait être folle. L’important sera que nous soyons le plus possible encore, sur la fin. Je suis confiant dans notre équipe et dans la sélection."

A un journaliste norvégien qui leur parlait de la faillite collective des Norvégiens, l’an passé à Doha, où Boasson Hagen et Kristoff n’avaient pu s’entendre pour qu’un des deux lancent le sprint pour l’autre, et où ils s’étaient classés respectivement 6e et 7e, Gilbert a répondu par une pirouette en rigolant : "Si cela nous arrive, on finira un et deux..."

Le Wallon n’a pas dit qui il voyait en vainqueur de lui ou de Van Avermaet.