Cyclisme Philippe Gilbert veut voir à nouveau son équipe Quick Step Floors s’imposer, dimanche.

L’extraordinaire campagne de classiques des Quick Step Floors va se terminer dimanche. Patrick Lefevere espère qu’elle va se clôturer en fanfare pour son équipe avec une nouvelle victoire de prestige, dans un monument, et ce Liège-Bastogne-Liège qui compte tant pour Philippe Gilbert.

Un Philippe Gilbert qui mettra également un terme à sa campagne de courses d’un jour, lors de laquelle il n’est pas parvenu à s’imposer. Pour l’instant. Mais peut-il le faire, dimanche, lui qui avouait mercredi : "Je suis un peu à la limite, je sens que la fatigue est là après ces classiques souvent disputées dans le mauvais temps."

Dans ce contexte, quelles sont ses chances de remporter une deuxième fois la Doyenne ? "Au niveau de ma fraîcheur, je sens effectivement que je suis un peu fatigué, répond-il. Je l’ai remarqué mercredi, même si j’avais quand même pu faire mon travail. Ce que j’essaierai de faire aussi dimanche. Mais Liège est différente de la Flèche. Et il ne faut pas oublier que je suis un des plus lourds de ce peloton de la Flèche. Dimanche, les bosses sont plus régulières et moins raides, sauf une ou deux, cela peut rendre la course plus ouverte. Mon rôle sera peut-être d’anticiper, d’aller dans un petit groupe, pour mettre Julian Alaphilippe dans un fauteuil."

Et à nouveau de fatiguer Alejandro Valverde, qu’il considère comme le grand favori, dimanche. "Valverde est impressionnant, il sera encore présent, comme Nibali, qui peut jouer la victoire, ajoute Gilbert. En fait, c’est assez simple. Si tu suis Valverde dans les vingt-cinq derniers kilomètres, tu sais que tu joues la gagne. Sur les Ardennaises, tout est clair. C’est différent dans les Flandriennes, sur lesquelles plein de facteurs peuvent influencer la finale. Ici, si tu roules intelligemment, tu sais que tu seras dans le coup. Je dis toujours que ce sont les courses les plus faciles à gagner quand tu es super bien. Tu sais presque savoir avant le départ que tu vas gagner." Et le Liégeois veut voir son équipe s’imposer, dimanche. "Nous avons déjà tellement gagné que nous n’avons pas la pression. Nous pouvons nous appuyer sur une solide équipe. Elle est jeune, mais bien expérimentée. Et elle est soudée. La crise interne que j’ai vue chez Lotto-Soudal après le Mur de Huy n’arriverait pas chez nous ! Cela fait plaisir d’être à Liège, mais nous ne sommes pas là pour nous faire plaisir, pour attaquer dix kilomètres devant le public. Cela ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, c’est de gagner. Et nous sommes là pour gagner."