Cyclisme

"On n'était pas les meilleurs amis du monde, très loin s'en faut", a rappelé vendredi l'Américain Lance Armstrong à Cyclingnews, à l'occasion du 10-ème anniversaire du décès de son ancien adversaire italien Marco Pantani, auteur du doublé Giro-Tour en 1998.

"Mais aujourd'hui avec le recul je me rends compte que c'était un privilège et un grand honneur de courir contre lui. Je crois même que si on avait pratiqué des sports différents, et parlé une langue commune, on aurait pu être de bons copains. Il n'était pas dans la vie comme sur son vélo. Il était en effet calme et ne parlait pas tout le temps comme ses compatriotes. Seulement quand il avait quelque chose à dire. En selle c'était une énigme, mais aussi une classe hors du commun, du charisme, et bien sûr surtout des qualités de grimpeur inégalables. C'est la manière dont il escaladait les cols à folle allure qui l'ont à juste titre rendu si populaire..."

"Point de vue personnalité on était comparables", conclut Armstrong. "Exceptionnels, mais avec malheureusement les points faibles que vous connaissez. Le dopage a joué un rôle majeur dans la carrière et la vie de Marco, mais ne l'a pas tué. C'est la gloire et sa façon de vivre à mille à l'heure qui ont eu raison de lui à 34 ans. Je ne l'oublierai en tout cas jamais, et je me demande ce qu'il penserait du cyclisme d'aujourd'hui...".

Damiano Cunego, vainqueur du Giro-2004 et de trois Tours de Lombardie (2004, 2007, 2008), a également rendu hommage à son compatriote. "Marco Pantani était un exemple pour moi. J'étais écolier et il était mon idole. Il n'y a jamais eu de deuxième Pantani. Nous avons un peu couru ensemble, mais trop peu parlé. Je peux en tout cas vous dire que c'était une personne très agréable, malgré tout ce qui a été dit et écrit sur lui."