Cyclisme

Il ne s’en cache pas, Nairo Quintana. Il s’attend à ne plus être en rose, ce mardi, en fin de journée. Après le contre-la-montre de quarante bornes, sur un tracé vallonné. Le Colombien, qui a pris les commandes du Tour d’Italie sur les pentes du Blockhaus, n’a effectivement pas assommé le Giro et reste sous la menace de Thibaut Pinot et de Tom Dumoulin, qui ne sont qu’à 28 et 30 secondes de lui.

"C’est une évidence, je vais perdre du temps ce mardi, sur ce contre-la-montre, face à ces deux coureurs qui sont meilleurs que moi dans ce domaine", commente le coureur de la formation Movistar. "Pinot roule vraiment bien au chrono. Et Tom Dumoulin est très fort actuellement et est surtout un spécialiste de l’effort en solitaire. Ils vont sans doute me reprendre du temps, même si j’espère limiter cette perte au maximum. Car j’aimerais vraiment garder ce maillot rose, mais on sait, dans notre équipe, que ce sera très difficile. Je ne veux pas prédire combien de temps je vais perdre. Nous analyserons tout ça après cette étape très importante."

Une montée de cinq bornes à 5 %

Ce chrono de 39,8 kilomètres présente deux montées. Une d’un peu plus de cinq bornes, à une moyenne de 5 %, avant la mi-parcours. Et une portion montante pour rejoindre l’arrivée. "En fonction de ma performance mardi, nous établirons une nouvelle stratégie pour la suite du Tour d’Italie", continue Nairo Quintana, qui aimerait gagner un deuxième Tour d’Italie, après celui conquis en 2014. "Nous tenterons de profiter du parcours et de nos points forts pour remporter ce Giro. Mais c’est loin d’être fini. Il reste de solides adversaires. Dont Vincenzo Nibali. Il a perdu du temps dimanche, au Blockhaus, mais pas tant que ça. Il reste dans la course. Et avec lui, ce n’est jamais fini. Nibali, il ne faut jamais l’enterrer. C’est un battant, qui peut attaquer partout, à chaque point de la course. Il faudra constamment le surveiller. Il y a aussi Thibaut Pinot, qui est un très bon grimpeur et qui sait rouler. Il est donc dangereux. Et il y a ce Tom Dumoulin. Qui ne m’a pas surpris, car il avait déjà réalisé de belles choses en montagne dans le passé."

Notamment sur la Vuelta 2015, où il avait coincé dans l’avant-dernière étape, alors qu’il était leader du Tour d’Espagne. "Dimanche, il a tout simplement été excellent au Blockhaus, montant à son rythme, et, honnêtement, il m’a impressionné, il a fait mieux que ce à quoi je m’attendais", ajoute Quintana.