Rasmussen rit, Cofidis pleure

BELGA / Joël Godaert Publié le - Mis à jour le

Cyclisme Sauf accident majeur, sauf mauvaise surprise (une de plus...), Michaël Rasmussen a tous les atouts en main pour remporter le Tour de France 2007.

Le coureur danois a mis à profit l'ultime grande étape de montagne pour enfoncer, un peu plus, le clou et remporter sa deuxième victoire. Un maillot jaune qui s'impose, c'est toujours un moment magique dans le Tour. Ce n'est pourtant pas ce qui a été ressenti au sommet de l'Aubisque.

L'ambiance était morne, presque hostile envers Rasmussen, accueilli par quelques coups de sifflets, comme il l'avait été, le matin, au départ. Certes, l'"affaire Rasmussen" n'est claire pour personne. Certes, il y a des rumeurs et des soupçons. Mais, à nos yeux, tant que le Danois n'a pas subi un contrôle positif, tant qu'il n'est pas démontré qu'il triche, nous devons respecter le principe de la présomption d'innocence.

Dans sa tête en tout cas, Rasmussen doit être décidément très costaud. Il supporte une incroyable pression, accepte sans trop broncher d'être traité comme un coupable alors que tout reste à démontrer. Sifflé au départ, sifflé à l'arrivée, le Danois répond par un sourire timide et...une excellente opération.

Malgré Sastre qui a tenté de loin de déstabiliser le maillot jaune, celui-ci n'a jamais été en péril. Dans l'ultime ascension du jour, il a aisément contrôlé les trop timides attaques du tandem Leipheimer-Contador. L'Américain était plus fort que les jours précédents, Contador, lui, visiblement moins performants. Il n'a jamais réussi à faire peur à Rasmussen et c'est, au contraire, ce dernier qui, dans l'ultime kilomètre, a réussi à prendre l'avantage. Non seulement Contador concède 35 secondes, mais aussi la bonification (20 sec.) qui revient au vainqueur.

Sauf retournement de situation, Rasmussen, qui dispose désormais de plus de 3 minutes d'avance sur son plus proche poursuivant, devrait s'en tirer et triompher dimanche à Paris. À noter que Cadel Evans a dû se battre pour conserver sa place de troisième, synonyme de podium.

C'est Moreni !

Enfin, en début de journée, on avait appris qu'un autre coureur (en dehors de Vinokourov) avait subi un contrôle positif. Il s'agit de l'Italien Cristian Moreni qui appartient à l'équipe...française Cofidis. L'analyse a révélé des traces de testostérone !

BELGA / Joël Godaert