Cyclisme

La défense de José De Cauwer a plaidé, ce mardi, devant le tribunal correctionnel d'Anvers, pour une suspension de la peine. Me Luc Deleu a invoqué qu'il n'y avait pas assez de preuves à l'encontre de l'ancien sélectionneur national et qu'il y a prescription au sujet des faits qui lui sont reprochés. José De Cauwer est jugé pour possession et commerce d'amphétamines. Il aurait aidé l'ancien coureur Ronny Vansweevelt à s'en procurer. Selon Me Deleu, son client n'a jamais participé de manière active au commerce d'amphétamines. La seringue découverte lors d'une perquisition date de 1991 et était périmée en 1993. «Pour être punissable, elle doit contenir des produits actifs, ce qui n'est manifestement pas le cas! explique Me Deleu. Il s'agit d'un produit qui appartient à la pharmacie d'une équipe. Les coureurs ne peuvent l'utiliser que sur prescription.»

L'avocat a souligné que De Cauwer a toujours bénéficié d'une excellente réputation et n'a jamais été condamné. «Dans les médias, le procès est déjà terminé. Les journaux et les télévisions en parlent énormément et mon client en souffre. J'ai l'impression qu'on peut déjà lire le jugement dans le journal...»

Le ministère public a requis une peine de prison de trois mois avec sursis et une amende de mille euros. Pour les autres prévenus, le ministère public a requis des peines de trois mois à un an. Il s'agit d'anciens coureurs et de figures du milieu cycliste belge qui dealaient ou étaient dépendants du pot belge, un cocktail de drogues populaire dans le milieu cycliste. Selon le ministère public, les accusés se seraient ravitaillés les uns les autres. Marc Claus est considéré comme le plus important dealer. Il aurait fourni plus de 236 doses. Le procureur a requis un an de prison, dont la moitié avec sursis, et une amende de 5000€.

Sa femme risque également trois mois avec sursis. Quatre autres prévenus (Mathieu Bogaert, Rudolf Busselen, Stephan Van Duyse et Stephan Van Leeuwe) risquent six mois de prison, dont trois avec sursis. Les quatre derniers, dont De Cauwer, risquent trois mois ferme. Le ministère public requiert également des amendes de 1000 à 2000€. La défense des neuf autres accusés a également plaidé pour une suspension des peines. Les avocats ont tenté de démontrer que leurs clients se rendaient compte qu'ils avaient commis une erreur.

© Les Sports 2005