Cyclisme Dans un peu moins de cinq semaines, débutera à Noirmoutier le Tour de France. D'ici là, Tom Boonen et ses équipiers de Quick Step-Innergetic vont tout mettre en oeuvre pour arriver en France dans leur meilleure forme. «Je suis où je voulais être à ce moment de ma préparation, expliquait Boonen, hier peu après l'arrivée. Mais pas encore au sommet de ma condition. Il me reste à grappiller quelques pour cent d'ici là, notamment via le Tour de Suisse.»

Avant cela, Boonen partira cette semaine à Nice pour un mini-stage avec plusieurs équipiers, Hulsmans, Cretskens, Knaven... qu'il espère avoir autour de lui au Tour avec Trenti et Zanini. Dans cette optique, le Tour de Belgique a été une belle mise en jambes pour Boonen et ses copains. «On ne nous a pas fait de cadeau cette semaine», avouait le vainqueur du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. «Nous avons dû contrôler la course, du début à la fin, notamment samedi dans une étape difficile avec une chaleur suffocante.» Avant le Tour, Boonen aura néanmoins un premier objectif avec le Championnat de Belgique à Saint-Hubert.

«J'entends tout dire à propos du circuit, fait remarquer Tom Boonen. On verra à ce moment, je serai en condition mais c'est une course d'un jour, tout peu arriver. L'an dernier, c'est au National que j'ai eu l'un de mes rares jours sans. Mais cela me ferait vraiment plaisir de porter le maillot tricolore au Tour.»

Tout au long de cette 75e édition du Tour de Belgique, le Campinois a en tout cas, une fois encore, fait honneur à son statut de vedette.

«C'est un sentiment très spécial de remporter son tour national, explique-t-il encore. J'avais l'objectif de me comporter du mieux possible, je visais une place dans le Top 5, dans le Top 3, mais gagner, c'est encore autre chose. L'an dernier, j'avais remporté le Tour de Picardie, mais cette fois, c'était encore mieux. Cinq jours au lieu de trois, un contre-la-montre, une étape très difficile en plus. Evidemment, la sensation est différente. Ce n'est pas comme remporter un sprint ou une course d'un jour.»

Hier, à Putte, l'Anversois ne s'est pas mêlé au sprint.

«Je n'ai pas été enfermé, tint-il à démentir. Mes jambes ont dit stop à 300 mètres de la ligne. Jusqu'alors, depuis deux jours, j'avais uniquement pensé avec mes équipiers à ne pas nous faire piéger, à ne pas chuter. Quand il a fallu se dresser sur les pédales, j'ai manqué d'explosivité. L'important, c'était de gagner ce Tour, pas de finir 5 ou 6e de l'étape ...»

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