Cyclisme Dumoulin est le premier coureur néerlandais à s’imposer sur le Giro.

Ah ! Maintenant, je peux boire une bière !" Quelques minutes après l’arrivée de Nairo Quintana lors du contre- la-montre final de ce Tour d’Italie, Tom Dumoulin exulte. Comme tous ses derniers adversaires s’y attendaient depuis samedi soir, après l’ultime étape de montagne remportée par Thibaut Pinot mais dans laquelle le Néerlandais avait résisté, il a su refaire son retard lors du contre-la-montre de Milan.

Ce sympathique coureur de 26 ans avait la tête à la fête. Son estomac et ses intestins, qui ont tant fait parler d’eux durant cette semaine suite à sa pause sanitaire dans l’étape reine, étaient prêts, dimanche soir, à célébrer cette victoire finale. Dont il rêvait mais qu’il n’osait imaginer.

Une victoire inespérée au départ

"C’est vrai, je n’aurais jamais osé imaginer remporter le Giro", raconte le vice-champion olympique du contre-la-montre, qui compte déjà à son palmarès deux victoires d’étapes sur le Tour de France (il s’était imposé en montagne l’an passé, à Andorre, et lors du chrono du Pont d’Arc), trois à la Vuelta (deux chronos et une de montagne, où il avait devancé en 2015 un certain Chris Froome) et désormais trois au Giro. "C’est complètement fou, pour moi, de gagner le Tour d’Italie ! Je ne parviens pas à décrire mes sensations par rapport à cette victoire finale, dont je suis fier. J’étais vraiment très nerveux avant ce contre-la-montre final. Même quand on m’a dit que c’était dans la poche, j’étais encore nerveux en voyant Quintana à la télé. Quand je suis arrivé devant l’écran, je n’avais que trois secondes d’avance. J’étais un peu tendu face à ceux qui venaient célébrer ma victoire !"

Sur le vélo, il n’a pas voulu être informé des écarts. "On avait juste convenu avec mon directeur sportif qu’il me préviendrait si je devais prendre des risques dans les virages", continue Tom Dumoulin. Ce qui n’a pas été nécessaire. "Ce Tour d’Italie a été fantastique pour moi, avec mes deux victoires d’étapes. Et ce maillot rose. Rien ne sera jamais plus beau. Je suis fier d’être le premier coureur néerlandais à gagner le Tour d’Italie. Quand je regarde le palmarès de cette épreuve, c’est tout simplement énorme. Mais je ne veux pas être considéré comme un super-héros ! J’espère que je pourrai continuer à me balader dans les rues de Maastricht et continuer de vivre ma vie normale."

Son statut dans le peloton, par contre, lui, va sensiblement changer !