Cyclisme Chris Froome ne s’attendait pas à reprendre le maillot à Rodez.

"Je ne savais pas de combien exactement Fabio Aru avait été distancé" , expliquait le Britannique après l’étape. " Mais, je ne voulais ne pas prendre le moindre risque et c’est pour cela que nous étions devant, car je savais qu’il y aurait des cassures. "

Le triple vainqueur du Tour de France ne veut pas se prononcer sur ce qui a provoqué la contre-performance de l’Italien. "Je dois être un peu comme vous", disait-il, "à me demander ce qui s’est passé véritablement avec lui ? Avait-il des mauvaises jambes, était-il trop seul, mal placé ? Je ne sais pas vraiment."

C’est à ses équipiers que Chris Froome doit d’avoir repris la tête du classement général. "Mon équipe m’a maintenu à l’avant de la course, à l’abri du vent", poursuivait le coureur de Sky. "Sur la fin, dans les dix derniers kilomètres, mes équipiers m’ont super bien piloté dans les virages, dans les descentes. Le plus extraordinaire a été Michal Kwiatkowski dans les derniers kilomètres. C’était incroyable de le suivre dans les derniers hectomètres. Il hurlait dans la radio, pour me guider et m’encourager ensuite. C’était une très grande motivation, je dois vraiment lui dire merci."

Ainsi, sur la côte de Saint-Pierre, Froome a effacé en partie son coup de barre de Peyragudes.

"Je suis étonné et même sous le choc en constatant que nous avons provoqué aujourd’hui des écarts aussi importants", disait-il. "On a gagné ou perdu autant de secondes que dans les Pyrénées. À Peyragudes, je n’avais pas les jambes. Deux jours difficiles dans un Tour, c’est ce qui fait la différence et je m’en suis remis, c’est assez rassurant." Le double vainqueur sortant du Tour a une explication précise sur les positions serrées qui existent toujours entre les différents favoris. "C’est à cause du parcours", termina Chris Froome. "J’avais dit en voyant le tracé de ce Tour que ce serait le plus grand défi de ma carrière, avec seulement trois arrivées en altitude et pas beaucoup de contre-la-montre."