Cyclisme

Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) a remporté au sprint la 2e étape du Tour de France (WorldTour) disputée entre Mouilleron-Saint-Germain et La-Roche-sur-Yon sur 182,5 km dimanche. L'arrivée a été chahutée par une chute impliquant de nombreux coureurs à 1,6 km de l'arrivée.

Peter Sagan, 2e la veille, a devancé l'Italien Sonny Colbrelli (Bahrein-Merida) et le Français Arnaud Démare (Groupama-FDJ), 3e, qui complète le podium du jour. L'Allemand André Greipel (Lotto Soudal) est 4e devant le Norvégien Alexander Kristoff (EAU-Team Emirates), 5e. Le Colombien Fernando Gaviria (Quick-Step Floors), l'une des victimes de la chute, doit céder son maillot jaune de leader au classement général à Peter Sagan. Premier belge, Timothy Dupont a pris la 6e place.

Victime d'une crevaison à 7,5 km, l'Allemand Marcel Kittel (Katusha) n'a pas pu prendre part au sprint non plus. L'étape a été marquée par la longue échappée du régional de l'étape, le Français Sylvain Chavanel (Direct Energie), parti dès le départ avec le Néo-Zélandais Dion Smith (Wanty-Groupe Gobert) et l'Autrichien Michael Gogl (Trek-Segafredo), et qui aura compté près de cinq minutes d'avance au maximum. Chavanel, seul depuis le kilomètre 34, sera resté devant durant 167 km et a remporté le prix de la combativité. 

Quant à Dion Smith, il a endossé le maillot à pois de meilleur grimpeur après être passé en tête de la côte de Pouzauges, seule difficulté répertoriée du jour. Après plusieurs dossards de meilleur combatif l'année dernière et celui de Yoann Offredo ce dimanche, la formation belge récupère pour la première fois un maillot distinctif, et ce dès sa deuxième participation à la Grande Boucle.

Les deux premiers abandons ce dimanche, dont celui de Luis Leon Sanchez

Deux coureurs ont été contraints à l'abandon. L'Ethiopien Tsgabu Grmay (Trek-Segafredo), malade et victime de "sévères douleurs abdominales" selon son équipe, est le premier à jeter l'éponge, au ravitaillement à 100 km de l'arrivée. A 40 km du but, l'Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana) a chuté au niveau d'un îlot directionnel et s'est blessé, notamment au coude. Ayant voulu repartir, il a été incapable d'enfourcher son vélo et a été pris en charge par une ambulance. 

Ce lundi, la 3e étape prévoit un contre-la-montre pour les équipes à Cholet de 35,5 km.


Sagan s'attendait à "un final plus facile"

Peter Sagan

"C’était très serré avec Colbrelli et Démare. Je suis très heureux et je remercie mes équipiers parce qu’ils ont fait la course à partir des 30 derniers kilomètres. Je m’attendais à un final plus facile, mais compliqué avec beaucoup de changements de direction. Démare et Degenkolm sont sortis très tôt, et j’ai suivi, mais j’aurais préféré que le sprint parte de plus près. J’ai eu de la chance que Colbrelli ne me passe pas sur la ligne. Je suis heureux d’endosser le maillot jaune, mais si ça ne devrait être que pour un jour."

Oliver Naesen

"C’était une journée assez facile comme hier, mais le final était stressant. On se doute que ça va tomber, et c’est pourquoi il faut un équilibre entre prise de risque et prudence. Avec la chute à deux kilomètres de l’arrivée, ça a détruit nos plans et ce n’est pas facile de bien placer Romain Bardet. Je ne devais pas faire le sprint, mais seulement le protéger. Il n’y avait rien à gagner aujourd’hui, uniquement à perdre."

Philippe Gilbert

"C’était nerveux comme final, on avait prévu d’être là dans les 4-5 derniers kilomètres. C’était chaotique et on a essayé de rester uni. Ça frottait dans tous les sens. On était vingtième dans les virages avec Bob Jungels, puis j’ai commencé à rouler à 2,5 kilomètres de l’arrivée. Je n’ai pas vu la chute et je n’ai pas entendu qu’on me le disait dans l’oreillette avec le bruit. Julian Alaphilippe a ensuite lancé comme si Gaviria était là mais il était tombé. Ce n’est pas facile de communiquer dans ces conditions. On aurait pu se retourner en se mettant dans les roues pour récupérer et en sprintant au final, mais c’est le Tour de France et on en n’avait pas conscience. J’ai pris deux secondes de bonifications mais ce n’était pas le but."

Tiesj Benoot

"Il y avait beaucoup de stress, encore plus que ce samedi parce que les leaders et les favoris avaient perdu du temps. Quand on entre dans le village, j’étais en tête mais j’ai accéléré trop tard. Il a vraiment fait très chaud, avec 35 degrés, mais c’est pareil pour tout le monde. On va essayer de bien se reconcentrer pour le chrono par équipe de demain."


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