Cyclisme

L'équipe Mercury-Viatel, en quête d'invitation pour le Tour de France, a poursuivi sa mise en orbite avec le Néerlandais Jans Koerts, vainqueur, mercredi, de la troisième étape de Paris-Nice, et le Belge Peter Van Petegem, toujours leader de l'épreuve à Villeneuve-lès-Avignon.

Près des bords du Rhône, Koerts a remporté le sprint massif qui a conclu cette étape de transition entre Saint-Etienne et Villeneuve-lès-Avignon, aux portes de la Provence. Il a repoussé à plus d'une longueur les deux frères Nazon, Jean-Patrick (2e) et Damien (4e), qui courent pour des équipes différentes, et l'Allemand Danilo Hondo (3e).

Au sprint, Koerts a enlevé sa troisième victoire de la saison, la sixième dans une épreuve du calendrier international pour son équipe. Le Néerlandais a déjà gagné en février deux étapes du Tour de Langkawi, autrement dit le Tour de Malaisie, et la formation qui compte l'ancien champion américain Greg LeMond pour porte-parole, s'est imposée sur trois continents dans des courses de niveau très variable.

En la personne de Koerts, le groupe américain dispose d'un solide routier-sprinteur (1,88m, 83kg) à la carrière parfois chaotique depuis ses débuts en 1992 dans la défunte formation PDM.

En 1994, il sut convaincre de ses mérites son directeur sportif, Bruno Roussel, qui le garda un an de plus chez Festina après l'avoir vu piloter l'Irlandais Sean Kelly dans Paris-Roubaix sur plus d'une centaine de kilomètres.

Sous d'autres couleurs (Palmans, Rabobank, Team Cologne, Farm Frites), Koerts gagna de temps à autre. Mais il tarda à imposer ses qualités jusqu'à sa victoire, en 2000, dans l'une des premières étapes de la Vuelta, alors que la plupart des sprinteurs étaient encore présents.

A 31 ans, Koerts est devenu plus ambitieux.

Dans l'équipe, on parle surtout du Tour des Flandres à cause de Van Petegem. Moi, je pense surtout à Paris-Roubaix, a-t-il annoncé malgré les circonstances qui lui ont souvent interdit de défendre ses chances dans cette dernière course (non-sélection, blessure, etc.).

Avec Koerts, qui habite en Belgique comme beaucoup de ses compatriotes du peloton, Paris-Nice a donc gardé l'accent flamand.

Mais la quatrième étape, longue de 195,6 kilomètres entre Tarascon et Sisteron, devrait s'adresser jeudi à une autre catégorie de coureurs. (AFP)

© La Libre Belgique 2001