Cyclisme

Au lendemain des Fêtes de Wallonie et un peu moins d’une semaine avant la fête de la Communauté française, André Antoine, le ministre des Sports, a officialisé le beau projet d’une équipe pro wallonne. Sobrement baptisée Wallonie-Bruxelles, cette formation évoluera au stade continental (équivalent de la D3) en 2011, mais en offrant à ses quinze coureurs des contrats (APE) d’un an renouvelables. “Les devoirs du ministre des Sports sont la formation et l’encouragement de l’émergence de nouveaux talents”, explique André Antoine. “Nous avions déjà lancé le Centre de formation du cyclisme francophone, dont nous sommes fiers, mais il manquait des coureurs wallons dans le peloton professionnel. Il s’agit d’un bel apport au vélo, qui ne se fait pas au détriment des autres disciplines.”

Avec un solide budget (500 000 euros d’apport public, mais aussi 360 000 euros via les sponsors du Crédit Agricole, de la Loterie nationale, de Coca-Cola et de TRB Routes ainsi que 307 000 euros par la valorisation des apports en matériel gratuit…), cette D3 tient bien la route et fera parler d’elle ces quatre prochaines saisons. “Pour la formation, il faut des moyens techniques, mais aussi de la patience et du temps, raison pour laquelle ce projet s’inscrit pour au moins quatre années”, poursuit André Antoine.

Pour entourer et diriger les quinze jeunes coureurs, Michel Dernies occupera, comme annoncé, le rôle de directeur sportif. “Un fleuron du cyclisme wallon, qui sait avoir de la poigne avec les jeunes, mais il y aura aussi un groupe qui a l’expertise du cyclisme avec le professionnalisme de l’équipe du TRW Organisation d’Yves Vanassche (directeur général et responsable financier) et les compétences de Gérard Bulens (manager) ainsi que le soutien du Crédit Agricole (soigneur, mécanos).”

Pour un projet qui pourrait encore grandir à l’avenir. “Nous avons imité la structure des Jong Vlaanderen, en Flandre, lancée par Eddy Merckx il y a dix ans et qui lance souvent de nombreux futurs pros, mais si les résultats sont positifs, on pourrait, à l’avenir, franchir un cap supplémentaire et avoir une équipe continentale pro en plus de celle de formation, termine le ministre. Mais comme Yves Vanassche et Gérard Bulens me l’ont souvent rappelé, il faut travailler pas à pas et prendre le temps.”

© La Libre Belgique 2010