Cyclisme

Deux ans après sa première victoire, Greg Van Avermaet (BMC) espérait à nouveau s'imposer à Rodez. Le champion olympique a cependant dû s'incliner devant l'Australien Michael Matthews (Sunweb), plus rapide au sprint, samedi, au terme de la 14e étape.

"Il n'y a pas de déception quand tu es battu par Matthews. Quand tu vois comment il a sprinté, il n'y a rien à dire", a reconnu après la course Van Avermaet au micro de la RTBF.

"On a fait un bon travail avec l'équipe. Dans le final, j'étais bien placé. Le sprint a été lancé par Oliver Naesen et Philippe Gilbert, mais Matthews allait vraiment vite dans les 100 derniers mètres. Je n'ai pas pu le dépasser et il a gagné."

Van Avermaet n'a pas perdu tout espoir de remporter une étape dans ce Tour. "Je pense qu'il y a encore des chances d'aller dans une échappée. Demain par exemple, c'est une bonne étape pour moi (vers Le Puy-en-Velay). Rodez c'était vraiment bien car j'avais gagné la dernière fois, mais il reste encore deux ou trois chances pour des échappées la dernière semaine."

Philippe Gilbert s'est classé quatrième après avoir lancé son sprint de très loin. "J'ai accéléré à 400 mètres, mais c'était vraiment long. Van Avermaet m'a dépassé, puis Matthews. Il avait plus de vélocité que nous. C'étais un effort intense. Il n'y a pas de regret à avoir quand on est battu comme ça."

Le sprint a été lancé par un autre Belge, le champion national Oliver Naesen. "C'était un peu un championnat de Belgique, j'espérais qu'un Belge allait gagner", souriait le coureur d'AG2R. "Mon but était de lancer Jan Bakelants et Romain Bardet. Je savais qu'ils étaient derrière moi. Je les ai amenés jusque là. C'était ma dernière cartouche. J'espérais créer une cassure pour le maillot jaune", a raconté Naesen. Son compagnon d'entraînement Greg Van Avermaet a aussi profité de son effort. "Je savais qu'il était derrière moi. Quand je suis parti, il a directement réagi. J'espérais qu'il gagne."


Froome remercie ses équipiers, Aru relativise

Le Britannique Chris Froome (Sky) a repris le maillot jaune du Tour de France, samedi, au terme de la 14e étape gagnée par l'Australien Michael Matthews (Sunweb) en haut de la côte de Rodez.

Froome a mis à profit le retard du champion d'Italie Fabio Aru, mal placé au pied de la rampe finale, pour reprendre les commandes du Tour après une parenthèse de deux jours.

Aru, très esseulé après les malheurs qui ont accablé son équipe Astana (abandons de Cataldo et Fuglsang), a lâché 25 secondes dans la montée d'arrivée, une côte de 570 mètres à 9,6 %. Au contraire de Froome, très bien entouré par son équipe Sky. "Mes équipiers ont fait très attention dans les dix derniers kilomètres, jamais en tête mais toujours devant", a expliqué Froome, septième sur la ligne.

Le vainqueur sortant du Tour a remercié tout particulièrement le Polonais Michal Kwiatkowski, champion du monde 2014, qui joue un rôle fondamental auprès de lui depuis le départ de Düsseldorf. "Vingt-cinq secondes (le retard d'Aru sur lui), c'est énorme !", s'est félicité le favori du Tour en ajoutant que dans ce Tour, "il y a des petits écarts et chaque seconde compte". Au classement général provisoire, Froome précède désormais Aru de 18 secondes.

"J'étais trop loin derrière au début de la montée", a reconnu Aru. "Il y a eu une cassure, j'ai dû faire un gros effort pour revenir et je l'ai payé ensuite quand il y a eu une nouvelle cassure. Inutile de dire que j'aurais préféré garder le maillot", a ajouté le Sarde. "Mais il y aura une dernière semaine très éprouvante. Tout n'est pas perdu !"