Cyclisme Greg Van Avermaet défend son titre, ce dimanche, dans l’Enfer du Nord.

Van Avermaet aura un double poids sur les épaules ce dimanche à Paris-Roubaix. D’un côté, il portera le dossard numéro un, celui du vainqueur sortant, et d’un autre côté, tout le peuple belge sera acquis entièrement à sa cause. L’an dernier, il avait pu se préparer tranquillement alors que les médias et le public n’avaient d’yeux que pour la dernière course de Tom Boonen.

Golden Greg arrive avec bien plus de pression et bien moins de certitudes qu’il y a douze mois. Son impuissance dans le Tour des Flandres et son incapacité à mettre en échec les Quick-Step Floors font de lui un homme en plein doute, même s’il ne veut pas l’avouer. Son bilan ne comporte aucune victoire et un seul petit podium (au Grand Prix de l’E3) sur les classiques pavées, soit le pire depuis l’année 2015. "Je me sens plutôt en forme", a-t-il répété cette semaine à nos confrères de Sporza. "Est-ce que je suis frustré de la domination des Quick-Step ? Honnêtement, non."

Cinquième du Tour des Flandres, le coureur de la BMC va tenter de conclure en beauté son printemps. "J’ai dû récupérer durant 2, 3 jours de mes efforts consentis au Ronde . Cette course a pesé lourd sur mon organisme, surtout à cause de la pluie, mais maintenant, je me sens bien."

Van Avermaet tente coûte que coûte de rassurer ses supporters, autant que lui-même. "Les courses avancent et j’ai de moins en moins de chances de remporter un monument", souligne le vainqueur du Grand Prix de l’E3 2017. "Il reste maintenant Paris-Roubaix mais aussi l’Amstel Gold Race. Je suis tout de même satisfait de mon début de saison. Tout le monde s’attendait à ce que je regagne tout après mon printemps 2017, mais c’était tout sauf évident." Pour rappel, il avait effectué un triplé E3 - Gand-Wevelgem - Paris-Roubaix tout en finissant 2e du Tour des Flandres.

Face à l’armada Quick-Step, Van Avermaet ne veut absolument pas baisser les bras. "L’année dernière, nous étions dans la position des Quick-Step", rappelle-t-il. "Nous ne devons pas baisser les bras car nous pouvons encore gagner. Au Ronde , je pense que deux facteurs ont joué. D’une part, certains des coureurs étaient trop courts pour rouler avec nous contre Terpstra. Je pense à Stuyven ou Naesen. D’autre part, Terpstra était impressionnant. Il était le plus fort et a fait la différence."

Si son seul monument cycliste à son palmarès reste Paris-Roubaix, Van Avermaet semble vouloir prendre avec plus de légèreté le départ de l’Enfer de Nord. "La différence avec le Tour des Flandres, c’est que cette course, je veux absolument la gagner", constate-t-il. "Ici, je n’ai pas plus de pression qu’au Ronde . Je ne me sens pas comme le grand favori et ça peut être un avantage pour moi."

Réponse ce dimanche.