Cyclisme

Dans un pays où le plus grand quotidien sportif national s’imprime chaque jour sur plus de trente pages roses, l’horizon du cyclisme italien semble s’être teinté d’une couleur bien plus sombre ces derniers mois. Pour la première fois depuis la mise sur pied du WorldTour en 2005, cette nation à l’origine de la création de l’UCI ne comptera pas d’équipe du plus haut niveau, là où flottent les bannières de treize différentes nations. Une exception dont l’écho résonne bien plus fort encore si l’on se souvient de noms aussi légendaires que Mapei, Faema ou Molteni, pour n’en citer que quelques-uns.

Après 24 années de présence dans le peloton, les frères Galbusera, patrons passionnés de la fabrique d’acier Lampre, ont en effet choisi de se retirer face à l’augmentation galopante des coûts qui avait fait d’un budget annuel frôlant les dix millions une aumône ou presque…

"Notre problème est, à mes yeux, économique et non sportif, juge Davide Cassani, le sélectionneur national italien. Dans un sport désormais mondialisé, nous sommes le pays le plus représenté dans le peloton WorldTour avec 61 coureurs (voir infographie), comptons vingt directeurs sportifs au sein des équipes de l’élite mondiale de la discipline et possédons, comme fer de lance, l’un des six coureurs de l’histoire à avoir remporté chacun des trois grands tours en la personne de Vincenzo Nibali. Je ne pense donc pas que notre cyclisme soit malade. Mais nous devons toutefois être attentifs à ce qu’il ne prenne pas froid (rires…) L’absence de formation italienne au plus haut niveau n’est, à ce jour, pas un problème puisque nos coureurs y ont tout de même trouvé leur place. Mais il ne faut pas que la situation perdure. Je m’inquiéterais toutefois plus si nos équipes continentales pros venaient à disparaître. Car c’est souvent grâce à elles que nos talents mettent le pied à l’étrier."

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