Football

Adrien Trebel sort enfin du bois. Un an presque jour pour jour après avoir troqué la vareuse du Standard contre celle d’Anderlecht, il s’explique enfin dans un long entretien avec Proximus 11 qui sera diffusé dimanche dans l’avant-match du Clasico. Il revient, entre autres, sur la tache sombre de son passage en Belgique : son absence lors du stage du Standard en janvier 2017 et son transfert forcé.

"Quand on ne respecte pas une parole, j’ai le comportement que j’ai adopté. Et ce n’est pas des supporters ou du président dont je parle, mais d’Olivier Renard. Il y a eu un manque total de respect envers moi et c’est pour ça qu’on en est arrivé là."

Il pointe la promesse qu’avait faite Olivier Renard de collaborer à un transfert. "Tu ne peux pas me dire ‘oui’ droit dans les yeux la veille et puis me dire ‘non’ le lendemain. J’ai d’ailleurs tout raconté à Herman Van Holsbeeck en arrivant à Anderlecht. Il m’a dit qu’il n’était pas choqué, que mon comportement était normal."

Adrien Trebel répète au long de l’interview son amour du Standard. Il est même frustré de voir le club noyé dans les problèmes de gestion. "J’ai vu des choses qui font qu’aujourd’hui le Standard en est là et rate les playoffs depuis deux ans. Il y a des soucis dans la façon de gérer les joueurs et le club. À un moment donné, on n’est pas des pigeons. On reste des êtres humains. Certains joueurs sont bien considérés. D’autres pas du tout. Perdre un élément comme Mathieu Dossevi, qui préfère aller à Metz que rester au Standard, c’est qu’à un moment donné ça ne va pas. Le président doit voir ça mais, à mon avis, on lui a un peu lavé le cerveau."