Football Fernando Alonso est revenu dans le paddock de Spa sur les raisons qui l’ont poussé à quitter la F1

Il y avait foule dans le paddock de Spa pour écouter Fernando Alonso. Une semaine après les 6H de Silverstone où la presse internationale n’était pas présente, l’Espagnol a effectué sa première grande apparition devant les journalistes spécialisés pour évoquer sa décision de quitter la F1 en fin d’année. Le pilote McLaren, agacé par les contre-performances de son équipe, a bien fait comprendre qu’il n’a pas pris sa décision sur un coup de tête. "En réalité, je songeais à raccrocher depuis la fin de la saison dernière, admet Alonso. Malgré le passage au moteur Renault, je sentais personnellement que je n’allais de nouveau pas avoir une voiture me permettant de revenir aux avant-postes. Mes craintes se sont confirmées peu de temps après. À côté de cela, je me suis découvert un intérêt en disputant Indy 500 et en pilotant la Toyota LMP1. C’était donc le bon moment pour arrêter la tête haute."

Le fier Ibère est-il émoussé par l’incapacité de son équipe à rebondir et par le fait qu’aucun autre team ne veuille de lui ? Pas seulement. À force de ravaler sa frustration de ne plus se battre pour un podium, le double champion du monde s’est découvert… un désamour pour la Formule 1. Je ne retrouve plus le championnat qui me faisait rêver quand j’étais petit", ajoute-t-il. "Je répétais les mêmes gestes et allais aux mêmes endroits pour faire les mêmes choses. Cela ne m’amusait plus et je ne ressentais plus aucune émotion. Mais il est clair que j’aurais continué si j’avais eu une voiture performante."

À 37 ans, l’hidalgo savait pertinemment qu’il ne rejoindrait plus Michael Schumacher dans le fleuron du panthéon des pilotes de F1. Qu’à cela ne tienne, Alonso n’est pas du genre à tenir une canne à pêche et souhaite réussir un défi pour le moins honorable : devenir le meilleur pilote du monde. "Pour atteindre cet objectif, j’avais deux solutions : soit devenir octuple champion du monde de Formule 1, soit m’imposer dans trois catégories différentes pour décrocher la triple couronne. C’est la 2e option que j’ai choisie."

Soit remporter le Grand Prix de Monaco, les 24H du Mans et les 500 Miles d’Indianapolis. Avec en cerise sur le gâteau les titres en F1, en Endurance et en IndyCar.

Mais la porte de la F1 n’est pas fermée pour autant. "Si Liberty Media va dans le bon sens et que je peux courir pour jouer devant, je reviendrai."

À condition qu’un team daigne l’accepter…