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"Coupons court aux questions, René Weiler était notre premier choix depuis le début mais il était également le seul à encore posséder un contrat et Nuremberg posait des difficultés."

Herman Van Holsbeeck, par ses mots, affirmait sa confiance en son nouvel entraîneur. S’il a eu la possibilité de négocier avec de grands noms comme Claude Puel, Roberto Martinez ou Morten Olsen, le manager général a toujours gardé un œil sur un coach qu’il considère comme taillé pour Anderlecht : "Jeune, qui se fait respecter et bourré de personnalité".

"Nous allons le soutenir à 300 % dans la construction de cette équipe car je pense qu’il amènera un œil neuf, une approche différente. Il a déjà commencé en les faisant venir à 8h30 ce matin. Ça va piquer chez certains."

En attirant l’entraîneur suisse, Anderlecht sait qu’il s’est doté d’un jeu vers l’avant. "Il sait ce qu’il veut : du football attractif et Nicolas Frutos (T3) l’aidera pour cela. Weiler doit rendre son identité à Anderlecht. Nous l’avons perdue lors de ces cinq dernières années. Le beau football fait partie de notre club. Il y a la pression du résultat, mais nous allons donner du temps à notre nouveau T1."

La raison de sa venue est également liée à sa jeunesse. A 42 ans, il a encore une grande proximité avec ses gars. "Les jeunes joueurs sont souvent bons 6 mois, avant de stagner. Il doit les aider à poursuivre leur évolution de manière croissante."

Cette arme est néanmoins à double tranchant car s’il a d’indéniables qualités, beaucoup se demandent s’il a les reins assez solides pour assumer un job réputé compliqué. "Il a pris son temps dans de plus petits clubs pour grandir avant de filer à Nuremberg et de faire jouer le club à haut niveau. S’il avait pu atteindre la Bundesliga avec son club, il aurait été inabordable pour nous. Un coach comme Jürgen Klopp, tu dois aussi le prendre quand il est à Mainz car, après, c’est trop tard."

"Amener de la personnalité"

Pour aider René Weiler dans sa lourde tâche, Herman Van Holsbeeck lui a promis des joueurs. Et pas des gamins. "Nous avons assez de jeunes. Ce qui manque à Anderlecht, ce sont des personnalités. Nous allons transférer 3 ou 4 joueurs de caractère et d’expérience. Des titulaires indiscutables avec de l’âge."

Et le coach aura son mot à dire dans les profils recherchés. "Il collaborera avec nous pour savoir quels joueurs attirer. Il devra toutefois commencer par une analyse de son noyau. Le timing est serré car même si nous tombons contre Manchester City, nous devons viser les poules de la Ligue des champions."

"Nous n’avons pas besoin d’argent"

Après cette première phase d’analyse, des départs seront logiquement actés. Herman Van Holsbeeck a déjà annoncé qu’une réunion serait tenue avec les joueurs d’ici 10 jours.

"Il y a déjà de l’intérêt pour certains joueurs. Malgré le fait que nous ne soyons pas champions depuis deux ans, nos joueurs ont encore une belle cote. Mais qu’une chose soit claire : Anderlecht n’a pas besoin d’argent. Nous allons vendre chèrement nos gars. Dans le football, tout est à vendre et à acheter mais les joueurs ne s’en iront qu’au prix que nous avons fixé. Que ce soit Praet, Defour ou n’importe qui."