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Il est l'une des attractions de ce début de saison au Sporting. Tout simplement parce que, des deux seuls nouveaux avec Mbo Mpenza, Fabrice Ehret est le seul totalement inconnu des supporters anderlechtois. L'ex-flanc gauche du RC Strasbourg, où il côtoya Christophe Kinet, s'est lié à Anderlecht pour les deux prochaines saisons. «C'est un pas en avant dans ma carrière», assure le jeune Strasbourgeois. «Anderlecht, c'est un grand club, comme Lyon, le PSG ou Marseille. C'est une bonne vitrine sur la scène européenne. Disputer la Ligue des Champions, c'est toujours bon à prendre. Je veux étoffer mon palmarès avec mon nouveau club.»

1er Français depuis Herbet

A son tableau de chasse, ce passionné de grosses cylindrées a déjà accroché une Coupe de France, remportée avec le club alsacien en 2000. Il comptabilise également dix sélections en équipe de France espoirs. Convoité par les Allemands de Kaiserslautern et de Bielefeld, mais aussi par les Espagnols de Majorque et de l'Espanyol Barcelone, il a finalement opté pour le seul club en course pour la C 1. «J'ai signé pour deux ans, c'est une première étape», poursuit le gaucher, ailier de formation, qui n'a pas voulu attendre que le PSG, intéressé, se décide. «Ensuite, si je m'y sens bien et qu'Anderlecht est satisfait de mes prestations, il reste deux ans en option. Le fait qu'on parle français facilite mon intégration. Les premiers entraînements se déroulent très bien. Tous les joueurs sont venus à ma rencontre pour faire ma connaissance. Je connais Nenad Jestrovic, contre qui j'ai joué des derbies quand il évoluait à Metz. J'ai aussi entendu parler des exploits de Vincent Kompany et de Wilhelmsson. J'ai un tempérament de battant. Je vais de l'avant, mais je suis polyvalent et je peux aussi m'acquitter d'une tâche défensive.»

Rapide, technique, dribbleur, doté d'une bonne mentalité et d'un bon centre, le premier Français au Sporting depuis Herbet, fin des années 60, semble posséder toutes les qualités nécessaires pour s'imposer au Sporting. «Je reste sur une saison difficile à Strasbourg: le club pensait me vendre fin de saison passée quand j'étais encore sous contrat pour un an. Les dirigeants avaient déjà acquis un autre flanc gauche, mais je suis resté et je n'ai pas accepté de prolonger mon contrat aux conditions qu'ils me proposaient. Les relations se sont tendues, et j'ai été écarté du groupe. Par la suite, quand l'entraîneur s'est rendu compte que je pouvais encore lui être utile, j'ai réintégré l'équipe. Comme mon contrat expirait en juin et que j'étais libre, j'ai pu trouver un accord avec Anderlecht. Je veux encore progresser et grandir dans un club et un environnement sains.»

© Les Sports 2004