Football

Les Anderlechtois l’ont échappé belle, hier. Mais selon Roland Juhasz, la victoire était méritée.

"Le match était semblable à celui contre Genk, soutenait-il. Peu d’occasions en première mi-temps, et une meilleure seconde mi-temps. La grande différence est qu’on s’est plus battus que contre Genk. Les trois points sont très importants. Pas vraiment pour le classement au début des playoffs, mais surtout pour le moral. On entame les playoffs avec un bon sentiment."

En effet, Anderlecht a obtenu sa première victoire de l’ère post-Boussoufa.

"Vous parlez trop de Boussoufa. Bouss est un bon joueur, mais il est parti, et on se débrouille avec les joueurs qu’on a. Ce n’est pas évident, vu les blessés. Mais on a d’autres atouts. Comme De Sutter, qui nous a sauvés ce dimanche soir."

à la fin de la première mi-temps, le public a sifflé le Sporting. "Je connais le public, raconte Juhasz. Quand c’est 0-0, personne n’est heureux ici. Il est vrai qu’on ne s’est pas créé d’occasions, mais est-ce que Gand en a eu une réelle ? En seconde mi-temps, on a montré que sans jouer du beau football, on peut être dangereux. C’est de bon augure pour les playoffs."

Lors du 1-2, Juhasz s’est énormément fâché. "Les rôles étaient clairs : chaque joueur devait garder son homme. Mon adversaire sur coups de pied arrêtés était Coulibaly. Je ne vais pas m’exprimer sur qui devait garder Thijs. Mais c’était un goal stupide, à cause d’un manque de concentration."

Juhasz a connu une soirée agitée, face à Coulibaly. "C’est un bon attaquant, mais il devrait se concentrer sur son football. J’ai dit à De Bleeckere qu’il ne cessait de me donner des petits coups quand le ballon était parti. C’est dommage qu’il soit si provocateur. Je ne me suis pas laissé faire. Les duels étaient musclés."

Y.T.