Après les galères, un peu de stabilité?

Christophe Berti Publié le - Mis à jour le

Football

Dans le noyau B à Malines pendant plusieurs mois, une demi-saison à Charleroi, payé en ligne directe par... Enzo Scifo et pour une aventure sans suite malgré une volonté évidente de rester chez les Zèbres, une expérience en demi-teinte en Allemagne, avec un début en fanfare à Mannheim et une fin en eau de boudin dans un club à la dérive (et qui a finalement basculé en D 3), un transfert avorté au dernier moment au Standard à cause de la pression des supporters liégeois, la vie de Daniel Camus a rarement été un fleuve tranquille depuis qu'il a quitté la Gantoise, où Johan Boskamp l'avait emmené dans ses valises en provenance de Molenbeek.

C'est la destinée d'un joueur qui a souvent fait parler de lui, qui a rarement laissé indifférent et qui, aujourd'hui, a trouvé à la Louvière une nouvelle chance de rebondir parmi l'élite en Belgique.

«J'ai 31 ans et j'ai signé un contrat portant sur deux ans, explique-t-il. Je sais que cela peut paraître un peu facile à dire, mais j'ai vraiment apprécié le discours du président. Filippo Gaone n'a pas tourné autour du pot quand il a appris mes problèmes avec le Standard. Il m'a parlé comme à un adulte et on a trouvé un accord en quelques minutes. J'espère être à la hauteur de ses espoirs.»

Pour remplacer l'abnégation d'Alan Haydock, qui a choisi l'aventure bruxelloise de Johan Vermeersch, quels sont les atouts de Camus? Son expérience de la D 1, tout d'abord, son caractère fort, ensuite, qui a fait de lui l'un des patrons de Charleroi sans besoin d'adaptation. Des qualités qui semblent déjà être d'actualité au Tivoli.

«Je sens qu'Ariel Jacobs compte beaucoup sur moi pour prendre l'entrejeu en main et servir au mieux Davy Cooreman. Sincèrement, j'ai confiance en nos moyens. J'ai le sentiment que la victoire en Coupe de Belgique a montré au groupe qu'il avait de vraies possibilités. Devant, le Français Murcy laisse une très belle impression depuis le début de la préparation, au milieu, on possède pas mal de talents offensifs et derrière, beaucoup d'expérience. Peut-être a-t-on besoin d'un renfort supplémentaire pour compléter le noyau, mais je crois que j'ai trouvé ici un terrain idéal pour m'exprimer au mieux.»

Une petite incertitude: le physique du joueur, qui n'a plus fait que des apparitions éparses, au deuxième tour, en Allemagne.

«J'ai été blessé mais au bout du compte, je me suis entraîné jusqu'à la fin du mois d'avril, puis j'ai soigné ma condition tout seul. Autrement dit, je n'ai pas trop perdu de mon potentiel et la préparation de Jacobs est progressive. J'ai l'impression d'avoir rassuré tout le monde sur mes capacités.»

Reste à trouver ses marques sur le terrain. Seul au milieu défensif ou associé à Beladed voire Rogiero, Daniel Camus doit s'imposer comme le moteur des Loups capable de calmer le jeu quand il le faut et de faire jouer ses équipiers: «Je veux prouver qu'en D 1 belge, je peux encore être utile à une formation qui a de l'ambition...», conclut-il.

© Les Sports 2003

Christophe Berti

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