Football

D'importants changements de règlement ont été adoptés jeudi. Arbitrage vidéo, équipes U21 admises en championnat amateur, joueurs prêtés... Suivez le guide.

Bientôt la vidéo à tous les matchs… si le Board veut bien

La Ligue 1 a dit "oui" à l’arbitrage vidéo. La Pro League en a fait de même. "A l’unanimité", précise son CEO, Pierre François. Le conseil d’administration devait décider de l’avenir de l’arbitrage vidéo en Belgique ce jeudi. Et tous ont voté pour le passage du projet test à une application officielle en bonne et due forme.

1. Qui doit valider le projet ?

La Pro League s’est mise d’accord sur le principe mais dépend des instances mondiales du football. "Si l’IFAB (NdlR : International Football Association Board) décide d’introduire le VAR dans les règles du jeu, nous pourrons l’appliquer la saison prochaine", dit Pierre François. Il ne s’agira donc plus d’un test online sur 48 matchs et les playoffs I mais d’une nouvelle règle officielle du football. La confirmation de l’IFAB est attendue pour le printemps et le CEO de la Pro League table sur une validation. "On n’a pas subi toute la phase de test pour rien", sourit-il.

2. Quels changements ?

Toutes les rencontres de D1A seront donc concernées par l’arbitrage vidéo. Une manière simple et efficace de mettre fin au débat du choix des matchs comme c’est le cas pour le FC Bruges-Anderlecht de ce week-end.

La Pro League doit détailler certains points du VAR. Elle rédigera rapidement une note avec des suggestions quant à son utilisation. "Il faudra ensuite voir au niveau budgétaire comment mettre tout en place. Le choix de l’opérateur se posera aussi", explique Pierre François.

La liste des tâches est longue. La Pro League pense devoir compter sur dix équipes de VAR afin de pouvoir gérer tous les matchs en cas d’absence. "Cela veut donc dire qu’il faudra sélectionner ces arbitres et techniciens avant de les former." L’utilisation durant les rencontres va également être réétudiée. "Nous allons discuter de différents points. Notamment la prégnance des décisions du VAR ou encore le recours à des challenges (NdlR : comme au tennis ou au hockey)."

3. Autres décisions

La Pro League a pris d’autres décisions lors de la réunion du conseil d’administration.

Les joueurs prêtés : une décision de principe a été prise quant au fait d’aligner un joueur prêté face à l’équipe auquel il appartient. "Il ne pourra être aligné sauf si son nouveau club paie 100 % de son salaire." Ce ne sera effectif qu’au 1er juillet. Des détails doivent être peaufinés.

Le règlement étendu : les sanctions de la Pro League pour des incidents de match ou l’exclusion d’un membre du staff sont étendues à tous les clubs de Pro League s’affrontant en Coupe.

Un championnat e-sports : le 11 juin seront présentés le calendrier et le format de la compétition e-sports de Pro League. Elle sera lancée en même temps que la sortie du jeu Fifa.


Les U21 joueront en amateurs

"Je vous préviens, ce ne sera pas facile pour les U21 des clubs." Pierre François sourit. Le CEO de la Pro League sait qu’il a fait un pas en avant dans le développement de la formation en Belgique via deux réformes.

Les U21 en série amateurs

Un accord de principe a été trouvé au sein de la Pro League mais également auprès des ailes régionales du football pour intégrer les équipes U21 des membres de la Pro League en D1, D2 et D3 amateurs.

La décision de principe doit encore être développée car elle aura des conséquences pour les clubs amateurs. "Nous allons définir le règlement au plus vite en discutant avec les fédérations régionales", expose Pierre François.

A priori, 16 ou 24 équipes U21, sélectionnées selon des critères à peaufiner, seraient réparties dans les trois séries.

Les équipes espoirs pourraient gravir les échelons sans toutefois pouvoir accéder au football professionnel et donc à la D1B.

La Pro League a voté un règlement interne entre les clubs au sujet de la formation. Le but ? Encourager les clubs à se concentrer sur les produits de son propre centre de formation et éviter de voir de jeunes joueurs quitter une formation de Pro League pour une autre.

"Des mécanismes financiers sont prévus pour que de tels mouvements coûtent cher. Nous n’allons pas pour autant interdire les transferts. Nous respectons la liberté d’affiliation. Mais celle-ci doit servir à l’enfant et pas à des intermédiaires."

Evolution dans le bon sens

Le texte est applicable dès le premier janvier et valable pour les enfants jusqu’à 17 ans.

Il entre dans les projets de la Pro League pour favoriser la formation belge. Après les contrats à mi-temps dès 15 ans et l’obligation d’avoir 6 joueurs formés localement dont 2 avant leur 21e anniversaire, la Belgique évolue dans le bon sens. Le projet d’avoir plus d’argent en fonction du nombre de Belges sera, lui, bientôt étudié.