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Diables Rouges
Lukaku n’est pas naïf
Mis en ligne le 03/09/2010
Son club fait tout pour que Romelu Lukaku n’ait pas d’obligations médiatiques, mais en équipe nationale, le phénomène est considéré comme les autres joueurs du noyau. C’était donc à son tour de s’adresser à la presse, hier. Dans une petite salle de l’Hôtel Crowne Plaza, Lukaku a pris son temps (25 minutes et 55 secondes) pour répondre à toutes les questions.
Romelu, comment allez-vous physiquement ?
Je ne suis pas encore 100 %. Il n’y a pas de miracle : j’ai été absent pendant un mois. Je dois retrouver ma meilleure forme en faisant du travail supplémentaire. Soit avec un entraîneur physique, soit avec mon papa, soit seul. Mais je le ferai. Je ne suis pas un joueur qui peut être à son top en ne s’entraînant qu’une fois par semaine.
Justement, ne vous mettez-vous pas trop la pression ?
Avant oui. Mais depuis Zulte Waregem (NdlR : 0-0, le week-end passé), cela a changé. L’entraîneur (NdlR : Ariël Jacobs), mon père et ma mère m’ont ouvert les yeux. Il est impossible de toujours être à son top. Je dois arrêter de me poser des questions. Je vais revenir pas à pas. Même les plus grands attaquants sont passés par là.
Comme qui ?
Klaas-Jan Huntelaar marquait facilement à l’Ajax, mais n’a pas trouvé le chemin des filets au Real Madrid et à Milan. J’espère qu’il se relancera à Schalke. (Silence) Cela dit : je ne vais pas devenir un fainéant. Je reste ambitieux : je veux faire mieux que la saison passée.
Vous êtes fort sollicité. Il y a le documentaire “L’école de Lukaku” à la VRT, il y a votre spot publicitaire pour Kinder Bueno. Comment gérez-vous cela ?
En ce qui concerne le documentaire, c’était rigolo. J’ai reçu des réactions positives d’amis, via SMS. Mais ce n’était que la première émission. Je sais que les commentaires négatifs vont suivre. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde. En ce qui concerne le spot publicitaire : c’était le dernier.
Ah bon ?
Oui, j’ai dit à mon manager que mon programme était déjà assez chargé. Anderlecht, les Diables, l’école : ça suffit. Tout le monde veut un petit morceau de moi. Je n’ai que 17 ans, mais je ne suis pas naïf, je sais que c’est pour profiter de moi.
Sommes-nous trop exigeants pour vous ?
Parfois, les gens oublient que je n’ai finalement que 17 ans. Pas grave : j’ai appris beaucoup de choses, en un an. Comme ceci : quand tout va bien, tout le monde est derrière vous. Mais quand ça va mal, on est prêt pour vous démolir. Pas grave : cela arrive à tous les grands joueurs. Puisque je suis jeune, je ne dois pas m’inquiéter. (Sourire)
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