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Des Turcs inspirés
V.Lo.
Mis en ligne le 04/09/2010
Selon l’expression nouvellement consacrée, il n’est jamais simple de s’imposer au Kazakhstan. La bande à René Vandereycken y avait même concédé un partage (2-2), il y a trois ans. Les Turcs, requinqués par l’arrivée de Guus Hiddink, y sont pourtant parvenus sans coup férir, au terme d’une prestation collective convaincante. Pendant une petite demi-heure, les Kazakhs ont pourtant paru pouvoir résister. Mais en deux minutes, sur autant de phases arrêtées, la rencontre a irrémédiablement basculé. Chaque fois, il y eut d’abord le coup de patte d’Emre Belozoglu, véritable dépositaire du jeu turc. Tout d’abord, sur coup franc pour le front d’Erdogan dont la reprise fut prolongée par Arda Turan après avoir rebondi sur la base du montant. Ensuite, sur corner, pour servir le pied droit d’Hamit Altintop qui, bien campé à l’autre bout du grand rectangle, expédia de volée le ballon en pleine lucarne.
Une fois la muraille kazakhe ébranlée, tout fut plus facile pour les Turcs. Le 4-4-1-1 imaginé par Hiddink, pour faire la part belle au mouvement et à d’incessantes permutations, étala toutes ses vertus. Avec Emre à la baguette, et Altintop et Arda Turan très actifs sur les flancs, les Turcs multiplièrent les occasions. En soutien du solide Tuncay Sanl?, rompu aux batailles de Premier League, Nihat Kahveci créait les brèches pour une seconde ligne qui ne demandait qu’à s’y engouffrer.
La seconde période fut moins inspirée pour les Turcs qui s’efforçaient d’abord de gérer les échanges. Les Kazakhs s’enhardirent, soulignant quelques imperfections dans le système défensif turc, où le toujours aussi offensif Sabri laissait quelques espaces derrière lui.
Le gardien de Trabzon, Onur K?vrak, préféré à Sinan Bolat (sur le banc) pour remplacer Volkan Demirel, n’a pas toujours présenté tous les gages de sécurité, notamment sur une frappe à distance négligemment relâchée (avant de se reprendre sur un coup franc).
De même, sur phase arrêtée, les Turcs n’ont pas toujours montré une autorité suffisante. A la suite d’un mauvais dégagement de la défense visiteuse, Kislitsyn loupa la cible pour quelques centimètres. Il est vrai que les Turcs avaient levé le pied depuis un certain temps déjà. Ce qui ne les empêcha pas d’alourdir le score par Nihat, à la réception d’un centre d’Arda Turan, virevoltant et incisif sur son flanc gauche.
C’est sûr, ces Turcs-là paraissent plus coriaces que ceux qui s’étaient dressés sur la route des Diables rouges lors des précédents éliminatoires.
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