Abonnez-vous a La Libre Belgique

Juhasz veut imposer le droit des aînés

Thibaut Roland

Mis en ligne le 11/02/2012

Face aux jeunes Liégeois, le défenseur hongrois entend faire parler son expérience. Juhasz comptera aussi sur le génie de Mbokani pour emmancher les trois unités.

Ses classiques, Roland Juhasz les connaît sur le bout des doigts. Olivier Deschacht sans doute confiné à un banc de touche qu’il ne cesse de réchauffer depuis le déplacement des Mauves à Courtrai, le défenseur hongrois abordera le "Clásico" de dimanche comme le joueur bruxellois "le plus capé". "Mais sincèrement, la semaine n’a pas été spécialement secouée. C’est uniquement sur vos papiers que le mercure commence à grimper. De notre côté, on a simplement enfilé nos tenues de bagnards pour s’entraîner dans le froid. Depuis sept ans en Belgique, je n’avais jamais connu ça."

Un match comme les autres. La sentence est un peu lourde pour être aussi facilement avalée. Il est vrai qu’à la décharge du Hongrois, les feux du "Clásico" n’auront aucune raison de s’attarder sur lui. Tout au contraire d’un Dieumerci Mbokani sur lequel Juhasz n’hésite jamais à déverser une palanquée de compliments. "Dieu survole la mêlée. Pour me le farcir régulièrement à l’entraînement, je peux vous dire qu’il est impossible à museler. Mbokani est bien plus fort que Lukaku. Là-dessus, je n’ai franchement pas peur de me mouiller."

Un Lukaku dont l’ombre ne devrait pas peser dimanche, l’enfant prodige répondant plus souvent qu’à son tour aux abonnés absents. "Je n’ai pas de nouvelles de lui. Il avait simplement fait un saut en décembre mais pour le reste, je me contente de ramasser les informations qu’il laisse sur Facebook. De toute façon, sa situation ne peut pas durer. Il devra partir ou être loué."

Et puisqu’il est question de quais de gare, Roland Juhasz ne paraît pas non plus douter du départ de Mbonaki en fin d’année. "Avec le niveau qu’il affiche, je ne sais pas comment Anderlecht fera pour le retenir ici."

Reste encore à savoir si sa mentalité peut aussi s’accrocher aux jambes de feu dont plus personne ne peut douter. Dimanche, certains jurent que Dieu pourrait perdre pied dans le chaudron de Sclessin où le Congolais pourrait ramasser son lot d’insultes et de coups de sifflet. "C’est clair que Dieu n’a pas la mentalité d’un Wasilewski mais personne ne le lui a demandé. Tant qu’il répond sur le terrain, ses détracteurs garderont le bec cloué."

L’un des meilleurs amis de Wasyl à la ville, Juhasz sait aussi mieux qu’un autre peser l’absence du Polonais à l’occasion du sommet de dimanche. "Mentalement, c’est l’un des joueurs les plus forts qu’il m’ait été donné de croiser. Il voulait absolument être de la partie pour prouver à tous les Liégeois que son accident n’est plus qu’un vieux cliché du passé. Il a retrouvé ses jambes de vingt ans et il aura encore l’occasion de le montrer." Une allusion aux Playoffs 1 qu’il n’était pas nécessaire de voiler.

Car, du côté de la maison bruxelloise, plus aucun doute ne pèse sur la participation des Liégeois à cette grand-messe de fin d’année. "Leurs nouveaux joueurs ont faim et ne cessent de le montrer. Ce Standard carbure et même une panne éventuelle ne les fera pas lâcher."

Sur son tableau de chasse, Juhasz devrait cette fois épingler le jeune Batshuayi qu’il n’avait jusqu’ici jamais croisé. "Mais avec la préparation de cette semaine, je le connais déjà par cœur". A bon entendeur

Sur le même sujet:

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page