La Libre.be > Sports > Football > Article
Dieu revient parmi les siens
Thibaut Roland
Mis en ligne le 13/02/2012
Sans retomber dans la vieille guerre des nerfs, chaque camp avait pris soin de vider quelques cartouches avant l’ouverture des hostilités. Intox, coups de bluff, coups de poker à peine déguisés : ni Ariël Jacobs ni José Riga n’avaient hésité à dérouler la "bobine à rumeurs" pour dérouter les plans adverses. C’est ainsi qu’entre la prétendue blessure de Mbokani et l’absence programmée de Tchite, la vérité du dimanche s’était déjà vue plusieurs fois violée. Bien présents au coup d’envoi du match, les deux joueurs allaient, au demeurant, vertement l’animer. A commencer par l’ami Meme.
Car, tandis que les Bruxellois pensaient à peine à s’installer et à baliser leurs positions, M. Gumienny allait, dès la 8e minute, déboussoler un match où le moindre pas de travers suffit parfois à perdre le nord. Une faute évidente de Juhasz sur Cyriac balayait d’entrée tous les rounds d’observation et les périodes d’essai. Si la faute du Hongrois (hors du rectangle) dégoulinait d’évidence, personne ne s’attendait alors à voir monsieur Gumienny accorder un penalty. Qu’à cela ne tienne. Les vessies et les lanternes avaient beau être mélangées, Meme Tchite ne se posait aucune question et transformait le penalty en prenant Proto à contre-pied.
Sur un coup du sort, l’assaut liégeois venait alors d’être donné. A la 19e, Bia passait à deux doigts du doublé, alors qu’à la 22e, Tchite s’offrait une indémodable chevauchée que le seul Proto, condamné hier à faire des pieds et des mains, parvenait à contrer.
Pris point par point, le Sporting était balayé sur toute la ligne. Pour sa rentrée, Odoi se retrouvait déplumé et mis en boîte par Pocognoli, là où même Biglia peinait à l’emporter face à Bjarnason. Seul Matías Suárez offrait l’un ou l’autre éclat à la galerie où seuls les lampions rouches semblaient alors clignoter.
Attendus au tournant, Jovanovic et Mbokani répondaient aux abonnés absents. A peine secoués par les coups de sifflets, les deux anciens Liégeois mâchouillaient leur football comme si le "choc du retour" n’avait pas encore été digéré.
Le mal mauve était criant. Mais à qui l’imputer ? A quoi ?
Le péché d’orgueil, tarte à la crème des explications toutes trouvées, s’en était peut-être mêlé. Car, à force d’être couverts d’éloges, certains joueurs finissent parfois enterrés. Hier après-midi, certains Bruxellois durent d’ailleurs se faire remonter les bretelles à la mi-temps, coupables d’avoir lâché du leste bien trop souvent.
De déclic psychologique, il fut alors peut-être question. Sans jeter aux orties toute leur réserve et leur frilosité, les Anderlechtois allaient lentement mais sûrement lâcher leur gourme avant d’émerger. Commençait alors le jeu traditionnel des ascenseurs. Le Standard baissait le ton, Anderlecht montait dans les tonalités. Et à la 75e, le coup de fouet claquait. Coupable sur le penalty liégeois, Roland Juhasz égalisait. Soit. Pour le Standard l’addition était sévère, mais pas encore volée. Mais après avoir tendu la joue gauche, les Rouches allaient voir leur côté droit frappé. A la 88e, Mbokani, transparent jusque-là, offrait à Anderlecht une victoire inespérée. Braquage ou vol à main armée, le choix des mots devait encore être pesé
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...