Football Il n'y avait qu'un sujet de conversation, samedi soir et dimanche matin, à Anderlecht: l'absence du rebelle Aruna Dindane. Il n'était pas venu à l'entraînement de vendredi et malgré un coup de téléphone d'Hugo Broos et de Pär Zetterberg, il est resté chez lui samedi soir. Un fait unique. Nous avons eu Dindane au portable, samedi après midi. Mais tout comme la veille, il n'a pas souhaité commenter son comportement étrange. «Je n'ai pas envie de parler, excusez-moi, a dit Aruna. Si je reviens après avoir été en Côte d'Ivoire? Pas de commentaire. Mais je suis calme, oui.» En effet, il ne s'est pas enfermé dans sa maison à Oudenaken, près de Le- euw-Saint-Pierre. Samedi après midi, il a été signalé au magasin Cora. Hier, il était encore chez lui et partira ce lundi rejoindre son équipe nationale. C'est dimanche qu'il joue avec la Côte d'Ivoire. Il devrait revenir mardi ou mercredi en huit. Devrait, parce que personne ne pouvait confirmer, hier, qu'Aruna porterait encore la vareuse anderlechtoise dans l'avenir. En effet, Anderlecht ne changera pas d'opinion: le club ne le vendra que pour 12 millions d'euros et tout doit être fait avant la nuit de mardi à mercredi, à minuit. Autrement dit: impossible. Surtout parce que le Sporting ne peut trouver de remplaçant en quelques jours. Donc, Anderlecht souhaite trouver une solution avec Aruna. À l'amiable, de préférence. L'Ivoirien, ayant commis une faute grave, mériterait au moins une lourde amende, comme Hugo Broos l'avait indiqué samedi midi. Sinon, chaque joueur qui laisserait tomber son club échapperait à une sanction. Mais samedi soir, les dirigeants prônaient une autre tactique: une amende ne ferait qu'aggraver les choses. Mieux encore: Anderlecht est disposé à offrir un meilleur salaire à Aruna. Et éventuellement, Anderlecht lui promettrait de pouvoir partir au mois de janvier. C'est mercredi qu'Anderlecht va négocier avec l'environnement d'Aruna.

«Mais je me demande qui va venir. Il y a plein de types véreux qui tournent autour d'Aruna et l'influencent», a dit Herman Van Holsbeeck, le manager qui s'est, très courageusement, exprimé au nom du club. Viserait-il Jean-Marc Guillou? Van Holsbeeck ne l'a ni confirmé ni nié: «J'ai pitié de Roger Vanden Stock, qui aurait dû être à la fête au tirage à Monaco. Il y a eu l'affaire Mendoza, puis De Beule: on est en train de détruire notre football.»

Roger Vanden Stock n'a pas souhaité commenter l'affaire. Et tous les joueurs se sont exprimés de manière prudente. «Nous comprenons les deux parties, a dit Zetterberg. Mais il ne doit pas être à la maison, mais sur le terrain!» Walter Baseggio a lancé à la télé: «Puisqu'on n'arrive pas à te joindre par téléphone, je le fais à la télé: Reviens, Aruna

D'autant plus que West Bromwich achèterait un certain Earsnhaw au lieu de lui...

a dû quitter ses partenaires... (PHOTO NEWS)

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