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Le défenseur espagnol Marc Bartra a déclaré lundi toujours "souffrir" des suites de l'attentat à la bombe ayant visé le bus de son équipe de football de Dortmund, lors du procès de son auteur présumé.

"Je n'ai encore aujourd'hui toujours pas digéré l'attentat et continue à en souffrir", a déclaré le joueur, blessé par l'explosion, dans une déclaration écrite lue à l'audience à Dortmund.

"J'ai eu peur de mourir et de ne plus revoir ma famille", a-t-il ajouté. Le joueur espagnol a ensuite, lors d'une session de questions et réponses avec le tribunal et avec l'aide d'un interprète, expliqué avoir réagi "avec panique" à l'idée de se retrouver dans la salle d'audience au côté de l'auteur présumé des faits. "L'attentat a changé mon existence", a-t-il dit, "je suis heureux d'être encore en vie".

Son partenaire de club gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, qui devait lui aussi témoigner lundi à la barre, s'est fait excuser pour cause de maladie. Selon plusieurs médias, l'annonce de son transfert vers le championnat d'Angleterre, à Arsenal, est imminente.

L'accusé au procès, Sergueï Wenergold, se voit reprocher d'avoir fait exploser trois bombes le 11 avril 2017 au passage du bus de l'équipe de Dortmund, qui se rendait au stade pour jouer un match de Ligue des champions contre Monaco. Il risque la perpétuité pour 28 tentatives d'assassinats, le nombre des passagers du bus et des personnes accompagnant le véhicule.

L'homme a reconnu les faits mais assuré n'avoir voulu tuer personne. Selon l'acte d'accusation, son but était de tuer le plus de joueurs possibles pour faire chuter le cours en bourse de l'action du Borussia, contre laquelle il avait spéculé à la baisse, et ainsi s'enrichir.

Les engins explosifs remplis de clous, cachés dans une haie, étaient mal positionnés et n'ont fait que deux blessés, Marc Bartra, touché à un poignet, et un motard de l'escorte de police touché aux tympans par le souffle d'une explosion.