Axel Witsel: "Le Zenit est une étape intermédiaire"

Thibaut Roland Publié le - Mis à jour le

Football Entretien

Il n’avait sans doute pas besoin de cela. Après une nuit chahutée par les images des Croates, le réveil avait sonné tôt, trop tôt pour Axel Witsel. Il est vrai que les vols pour la Russie n’attendent généralement pas.

Axel, à force de vous voir aussi détendu, on finit par se demander quel est votre état d’esprit à quelques heures de votre arrivée au Zenit.

Axel : "Franchement, je n’en peux plus d’attendre. Je sais que certains pensent parfois que le Zenit n’est venu au Portugal que pour Hulk et qu’ils m’ont embarqué comme un supplément, mais ceux-là se trompent tout à fait. Ils ont énormément insisté. Le directeur technique, Mitrofanov, m’a raconté que le coach et le président lui avaient cassé les oreilles avec mon nom. Je veux être titulaire tout de suite. Si possible ce weekend contre le Terek Grozny." Thierry : "Axel a beaucoup appris à Benfica, mais il a trop peu marqué à mon goût. On lui demandait de défendre alors qu’ici, Spaletti le voit comme un joueur de champ. Il va montrer d’autres qualités."

Un match où vous pourriez d’ailleurs croiser un Jonathan Legear sceptique sur votre transfert. Le championnat de Russie serait trop physique pour vous.

Axel : "Je suis un footballeur technique, mais je crois pouvoir dire que je tiens bien sur mes jambes. Et puis, il faut arrêter de croire que tout est physique. Vous avez déjà regardé le jeu du Zenit ? Je vais m’adapter."

Thierry : "Certains des plus grands footballeurs du monde se sont intégrés. A commencer par Samuel Eto’o et je ne pense pas qu’il soit beaucoup plus grand et puissant qu’Axel. Ici, il y aura quatre ou cinq équipes qui batailleront pour le titre. Je dis toujours à Axel que la concurrence rend tout le monde meilleur."

On parlait du Real, Axel et vous vous retrouvez au Zenit. On ne peut pas dire que c’est un club qui peut remporter la Ligue des Champions.

Thierry : "Quand un club met 90 millions sur table pour deux joueurs en une seule journée, c’est qu’il a des ambitions sans limites. J’ai parlé avec les dirigeants et je sais quel projet sportif ils ont dans l’idée. Croyez-moi, s’ils peuvent encore transférer l’un ou l’autre renfort, ils le feront sans hésiter. La chance qu’Axel remporte des prix avec le Zenit est bien plus grande qu’avec Benfica. Et je ne parle pas que du championnat de Russie."

Axel : "On peut aller loin en Ligue des Champions. De là à la gagner, je ne crois pas. On n’a pas le niveau du Barça, c’est encore un autre monde, mais le Zenit a grandi pas à pas. Laissez-nous d’abord remporter notre poule."

Vous connaissez pertinemment la crainte que tout le monde a à votre sujet. Celle de voir Axel Witsel s’enterrer en Russie comme c’est le cas pour Jonathan Legear aujourd’hui.

Thierry : "Tous les joueurs rêvent évidemment de l’Angleterre ou de l’Espagne, mais la Russie est une étape intermédiaire. Axel doit d’abord montrer qu’il vaut les 40 millions que le Zenit a dépensés pour lui et après, il sera toujours temps de voir ce que l’on fera. Soyez certains que les clubs anglais le surveilleront attentivement en Russie comme ils le font pour d’autres joueurs." Axel : "Arshavin est bien passé du Zenit à Arsenal. Mais sincèrement je ne préfère pas établir de plan de carrière. Je veux m’imposer ici."

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